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Crise autochtone

Le député de Beloeil-Chambly enjoint « une levée immédiate des barricades »

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21 février 2020
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Par Salle des nouvelles

Devant le déploiement d’une "crise aux effets graves pour l’économie du Québec, de la Montérégie et de la circonscription de Beloeil-Chambly", le député Yves-François Blanchet, également chef du Bloc Québécois, a exprimé sa solidarité à l’endroit des citoyens et des entreprises affectées par le blocus.

« J’ai le plus grand respect pour l’autonomie des nations autochtones. Je crois aussi qu’il n’y a pas d’avenir économique dans l’augmentation de l’exploitation des énergies fossiles de l’Ouest canadien. Je crois qu’il faut nous tourner vers des modèles basés sur l’innovation et la création de richesse durable. Je pense quand même qu’il faut que les barricades soient immédiatement levées, si ce n’est déjà fait au moment où les gens liront ces lignes, et qu’une solution durable doit être trouvée pour qu’elles ne reviennent pas. »

"Le Gouvernement du Canada a une responsabilité"

Le chef du Bloc Québécois déplore que des entreprises de la circonscription soient ainsi menacées de ruptures répétées d’approvisionnement de matières essentielles à leurs activités de production, que des travailleurs risquent de perdre temporairement leur emploi et que d’autres se voient dans l’impossibilité de se rendre au travail.

« Nous devons immédiatement sortir de cette logique qui veut que désormais, des communautés autochtones puissent prendre l’économie canadienne et québécoise en otage en étranglant son système névralgique mais vulnérable de transport ferroviaire, a-t-il affirmé. Le gouvernement du Canada a une responsabilité et c’est à coups de déceptions et d’engagements creux qu’il a perdu la confiance des Autochtones du Québec et du Canada. »

Depuis le début de la crise, le député de Beloeil-Chambly a multiplié les propositions au Premier ministre Trudeau : cellule de crise rendant des comptes quotidiens, établissement d’une table permanente de négociation, nomination d’un médiateur indépendant, remplacement des policiers de la GRC sur le territoire de la nation Wet’suwet’en par des policiers autochtones et suspension temporaire des travaux du gazoduc GasLink en sont plusieurs exemples.

« Nous avons des raisons de croire que ces propositions mèneraient non seulement à la levée des barricades, mais aussi à un dialogue durable et au rétablissement de la confiance dans notre système de transport, a suggéré Yves-François Blanchet. En revanche, le recours à la violence porte la promesse qu’il faudra y revenir encore et encore parce que cette provocation ne règlera rien et pourrait mener à une escalade violente. Je comprends toutefois qu’éventuellement, le gouvernement du Québec, qui cherche activement des solutions, pourrait n’avoir plus le choix d’y recourir », a-t-il conclu.

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