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Projet de loi 29 adopté : « Enfin, l’autonomie des hygiénistes dentaires reconnue »

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24 septembre 2020
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Par Salle des nouvelles

« Alors que les hygiénistes dentaires pourront enfin offrir directement des soins buccodentaires à la population, l’accès à ces services sera par conséquent amélioré pour plusieurs clientèles à risque, telles les jeunes, les aînés, les personnes en perte d’autonomie ou à mobilité réduite et celles habitant en région éloignée ». C’est en ces termes que s’est exprimé aujourd’hui le président de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec, Jean-François Lortie, alors que le projet de loi 29, qui porte entre autres sur les professions du domaine buccodentaire, a été adopté cet avant-midi, à l’unanimité, à l’Assemblée nationale du Québec.

« Pour la première fois depuis les débuts de la profession d’hygiéniste dentaire au Québec, des activités réservées aux hygiénistes ont été reconnues dans un texte de loi. Désormais, les Québécoises et les Québécois pourront prendre rendez-vous directement avec l’hygiéniste dentaire qu’ils choisiront, qu’elle soit en cabinet dentaire ou à son compte », a déclaré M. Lortie.

Sans ordonnance

Ainsi, grâce à ce nouveau cadre législatif, l’hygiéniste va pouvoir évaluer la condition buccale, détartrer les dents et les polir, appliquer un traitement au fluor, concevoir, fabriquer et vendre un protecteur buccal pour les sportifs et pourra même avoir sa propre entreprise afin d’aller donner des soins préventifs en garderies et en résidences privées pour aînés, par exemple.

Le gouvernement a confié à l’OHDQ le pouvoir d’adopter un règlement fixant les conditions dans lesquelles l’hygiéniste dentaire pourra effectuer un débridement parodontal non chirurgical sans ordonnance, qui consiste à retirer principalement du tartre et de la plaque dentaire sous la gencive. M. Lortie a expliqué: « Nous sommes convaincus que l’on peut faire ici au Québec ce qui se fait ailleurs au Canada, sans ordonnance du dentiste. »

Réduction des coûts

Pour rappel, les Québécois sont ceux qui paient le plus cher pour leurs soins buccodentaires au Canada. Pour l’OHDQ, il sera éventuellement possible que les Québécois n’aient plus à payer deux professionnels systématiquement, le dentiste et l’hygiéniste dentaire, pour les soins de prévention.

« En favorisant le bon professionnel au bon endroit, les coûts des services du domaine buccodentaire seront réduits et l’accès aux soins sera amélioré, deux effets qui ont toujours guidé les interventions de l’OHDQ auprès des dirigeants gouvernementaux, au cours des nombreuses années de démarches et d’interventions » a conclu Jean-François Lortie.

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