Prime au voyage
Le Bloc Québécois propose une solution immédiate
Le chef du Bloc Québécois et député de Beloeil‑Chambly, Yves‑François Blanchet, ainsi que le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou-Duval, constatent que la gestion des frontières et de l’espace aérien dans le contexte de la pandémie par Ottawa est « davantage un échec qu’un succès ».
Yves‑François Blanchet ajoute que « non seulement le gouvernement de Justin Trudeau a manqué de leadership depuis mars et suscité une vive inquiétude au Québec, mais il n’était pas du tout préparé à livrer les vaccins en quantité et en temps opportun, ce que dénoncent les experts en santé. Il a réagi trop tard lors de l’apparition de la mutation du coronavirus au Royaume‑Uni et n’a pas exercé, en temps opportun, avec l’urgence et la rigueur nécessaires les contrôles auprès des voyageurs. Qui plus est, malgré la volonté louable de remédier à la situation, le premier ministre hésite à régler tout de suite et clairement le grave problème de la prime au voyage de 1000 $ qui découle de la loi C‑4 adoptée en septembre ».
Xavier Barsalou-Duval salue aussi la volonté du gouvernement de remédier au problème de la prime au voyage de 1000 $, mais précise : « la façon la plus rapide et efficace de procéder est un court amendement législatif à la loi C‑4 qui réserve la prestation (PCMRE) uniquement en cas des déplacements essentiels. Cela exclut évidemment les vacances ! » Si le gouvernement choisit cette voix, le Bloc Québécois est convaincu que le NPD et les conservateurs accepteront de procéder rapidement. Pour ce faire, le gouvernement doit rappeler le parlement. Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères précise que « le rappel du Parlement peut se faire avec moins de 50 députés présents afin d’adopter une motion sur les procédures pour une durée de 24 heures et ensuite voter une loi modifiant C-4 comme les Québécois et les Canadiens l’exigent. Je n’imagine pas que quiconque voudra profiter de la situation pour soutirer des gains partisans. »
M. Barsalou-Duval précise que cette solution dispose de la prime au voyage de 1000 $, qu’elle évite un règlement unilatéral du gouvernement sans consulter les oppositions, ou de « pelleter vers l’avant la solution jusqu’au moment des impôts à la fin avril ». Le député bloquiste ajoute qu’il y aura d’autres gestes à poser : « Il faut qu’Ottawa, comme les États‑Unis et l’Europe, impose le remboursement des billets à des compagnies aériennes qu’il s’apprête à aider généreusement. Il est inacceptable que des gens qui ont acheté de bonne foi un voyage pour leur famille, avant même la pandémie, se fassent dire de renoncer au voyage et à l’argent ! Il faut aussi que le gouvernement redonne confiance aux Québécois et aux Canadiens en resserrant les directives aux frontières aériennes comme terrestres pour ne permettre que le commerce et les déplacements essentiels. Il doit aussi, comme les experts le suggèrent, demander des tests au départ et à l’arrivée, et superviser lui-même de façon étroite les quarantaines. »
Dans ce contexte, le chef du Bloc Québécois et le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères assurent Messieurs Trudeau et Rodriguez d’une collaboration sincère parce que c’est sans aucun doute ce que les Québécois attendent de leurs élus.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Deuxième débat des chefs: Fréchette à l’offensive contre Paul St-Pierre Plamondon
La cheffe caquiste, Christine Fréchette, était, encore une fois, à l’offensive lors du deuxième débat de la campagne électorale. Elle s’est attaquée à son rival péquiste, Paul Saint-Pierre Plamondon, même lorsqu’elle était en duel avec un autre chef. Après le «Face à face» de TVA diffusé mercredi, les cinq chefs ont croisé le ...
LIRE LA SUITE
Ottawa refuse de préciser si des personnes ont abusé du parrainage de réfugiés
Le service de l'immigration refuse de préciser si des demandeurs ont effectivement abusé d'une politique de parrainage de réfugiés résidents permanents que le gouvernement a laissé expirer la semaine dernière, invoquant des «préoccupations potentielles en matière d'intégrité». Cette politique prévoyait des dérogations permettant à ...
LIRE LA SUITE
Engouement pour l’investissement: les grands projets se heurtent à des obstacles
Le premier sommet canadien de l’investissement a suscité un vif intérêt, montrant que le pays est ouvert aux affaires, mais, selon des experts, le véritable défi consistera à déterminer si cette dynamique pourra se traduire par des projets d’envergure capables de surmonter les pénuries de main-d’œuvre, les préoccupations locales, les ...
LIRE LA SUITE
