Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Premières Nations

Les chefs de L’APNQL mettent en place d'une stratégie d'affirmation de leurs droits à l'autodétermination

durée 13h00
2 mai 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Mickael Couillerot, Journaliste

Placés devant le manque flagrant de volonté des gouvernements à développer des relations saines et égalitaires avec les gouvernements des Premières Nations, les Chefs de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) ont mandaté récemment le secrétariat de l’APNQL à mettre en œuvre une stratégie d’affirmation du droit à l’autodétermination dont l’implantation d’un Bureau de l’autodétermination et de l’autonomie gouvernementale.

Le Bureau, issu de la stratégie d’affirmation du droit à l’autodétermination, aura pour fonctions principales d’appuyer les gouvernements des Premières Nations dans la mise en œuvre de leur droit à l’autodétermination et de leur droit à l’autonomie gouvernementale. 

Ses fonctions essentielles seront de :

– Mener des études, des recherches dans les domaines d’intérêt pour l’autodétermination.

– Mettre en commun des ressources sur l’autonomie gouvernementale, les pouvoirs législatifs et le droit à l’autodétermination.

– Faire appel à différentes expertises en gestion, administration publique, communications, ressources et territoires, environnement et autres.

– Développer une veille stratégique et médiatique sur les enjeux liés à l’autodétermination et à l’autonomie gouvernementale.

– Accroitre les capacités à développer nos propres lois adaptées à nos réalités.

– Offrir un « coffre à outils », une banque de ressources, des formations ou coachings accessibles aux Premières Nations.

« L’exercice de ce droit à l’autodétermination n’est pas une action contre les Québécois et les Canadiens. C’est plutôt une action prise par et pour nous, pour nos Nations et nos communautés. Il s’agit d’une prise en charge légitime des responsabilités qui nous sont imputables, comme élus et gouvernements de nos Nations. », a déclaré le Chef Ghislain Picard.

Déclaration des Nations Unies

Les Premières Nations sont des Nations de plein droit, qui ont établi, au cours des millénaires de leur existence et de leur présence sur le territoire, leurs propres gouvernements, leurs lois et pratiques au bénéfice de leurs populations, du développement durable de leurs territoires et ressources. La démarche mise en place n’a rien de nouveau, mais vient renforcer la volonté commune des Premières Nations à faire valoir leurs droits inhérents. 

Des droits d’ailleurs confirmés par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).

« L’affirmation de nos droits et l’adoption de lois Premières Nations, notamment sur les territoires qui sont les nôtres, sera un levier puissant pour assurer le respect de nos principes et nos droits au territoire, mais aussi au maintien de nos langues, de nos cultures et pour l’amélioration de nos conditions socioéconomiques. », a conclu le Chef Picard.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Constitution: Jolin-Barrette met en garde l'opposition contre l'obstruction

Le gouvernement caquiste craint que l'opposition ne fasse de l'obstruction pour ne pas adopter son projet de constitution québécoise. Dans le débat sur l'adoption du principe du projet de loi 1 mercredi, le ministre responsable, Simon Jolin-Barrette, a mis en garde les partis d'opposition contre d'éventuelles tentatives ...

Publié hier à 12h00

Sondage Pallas Data: l'avance du Parti québécois se réduit, le Parti libéral remonte

Le nouveau chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, se réjouit de la remontée de son parti dans les sondages, à sept mois des élections générales. Selon un coup de sonde de la firme Pallas Data publié mercredi, le Parti québécois (PQ) serait toujours en tête des intentions de vote (30 %), mais le PLQ ne serait pas très loin ...

Publié hier à 10h00

Saint-Jean-sur-Richelieu devra verser 186 000 $ à un ancien chef de cabinet

La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu devra verser la somme de 186 813 $ à Guy Grenier, un ancien chef de cabinet du maire de cette municipalité. Le Tribunal administratif du travail a été appelé à se prononcer sur le montant des indemnités à verser, après qu'il eut annulé la destitution de M. Grenier, en juillet 2024. Celle-ci lui avait été ...