Assemblée nationale
Protection des élèves: le projet de loi 47 est adopté à l'unanimité
L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité, mardi, le projet de loi 47 visant à renforcer la protection des élèves.
La nouvelle loi doit notamment servir à colmater les brèches qui permettent à des enseignants de passer d'un poste à l'autre sans que leurs dossiers disciplinaires ne les suivent.
Elle obligera le personnel scolaire, au public comme au privé, à signaler au ministre tout «comportement pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou psychologique des élèves».
Les gestes répréhensibles resteront au dossier de l’employé. Ils ne pourront pas, en vertu de clauses d'amnistie, disparaître après quelques mois ou quelques années, comme c'est le cas actuellement.
«La priorité des priorités, c'est la sécurité de nos enfants, a déclaré par communiqué le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville. On fait le choix d'ajouter des mesures préventives musclées pour mieux les protéger.»
Le projet de loi 47 a été déposé le 6 décembre dernier dans la foulée d'un rapport d'enquête sur les inconduites sexuelles et les comportements inadéquats dans les écoles.
Le rapport démontrait que les écoles étaient mal outillées pour faire face à ces situations.
«Ce n'est pas normal qu'un enseignant puisse commettre des gestes à caractère sexuel en toute impunité et se déplacer d'un centre de services à l'autre ou d'une école à l'autre sans conséquence», avait déclaré M. Drainville.
Le projet de loi 47 a été bonifié lors de son étude en commission parlementaire; des mesures ont notamment été ajoutées afin de protéger les personnes qui portent plainte ou qui font un signalement contre les représailles.
Cela était une demande des directions d'établissements, qui ont également réclamé — et obtenu — que le projet de loi soit élargi afin d'inclure les élèves adultes handicapés.
De leur côté, des syndicats d'enseignants avaient souligné que l’expression «pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou psychologique des élèves» était beaucoup trop large.
Les comportements répréhensibles seront éventuellement mieux définis, a affirmé à La Presse Canadienne le directeur des communications de M. Drainville, Antoine de la Durantaye.
Il a expliqué dans un message que la nouvelle loi viendra modifier le guide existant sur les antécédents judiciaires, «afin d'aider davantage le réseau à déterminer les comportements visés».
Caroline Plante, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

C'est jour de rentrée parlementaire pour les députés de la Chambre des communes
Les députés de la Chambre des communes reprennent leurs travaux lundi après la pause estivale, avec l'économie et les partenariats commerciaux au cœur des débats, dans un contexte de guerre commerciale avec les États-Unis. Le premier ministre Mark Carney a fait savoir que son gouvernement présentera, au cours de cette session parlementaire, ...
LIRE LA SUITE
Jour 25: une prétendue alliance entre Plamondon et Duhaime brandie par leurs rivaux
En cette 25e journée de la campagne électorale au Québec, une prétendue alliance idéologique entre Paul St-Pierre Plamondon et Éric Duhaime a été brandie par leurs adversaires, la porte-parole solidaire Ruba Ghazal parlant même d'une «bromance» entre les chefs péquiste et conservateur. En point de presse, Mme Ghazal a brossé le portrait ...
LIRE LA SUITE
Deuxième débat des chefs: Fréchette à l’offensive contre Paul St-Pierre Plamondon
La cheffe caquiste, Christine Fréchette, était, encore une fois, à l’offensive lors du deuxième débat de la campagne électorale. Elle s’est attaquée à son rival péquiste, Paul Saint-Pierre Plamondon, même lorsqu’elle était en duel avec un autre chef. Après le «Face à face» de TVA diffusé mercredi, les cinq chefs ont croisé le ...
LIRE LA SUITE