Fiasco de SAAQclic
La SAAQ a commis à première vue un outrage au Parlement, tranche Nathalie Roy
La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) a commis, à première vue, un outrage au Parlement, a tranché mercredi la présidente de l'Assemblée nationale, Nathalie Roy.
La vérificatrice générale avait déterminé, en février dernier, que la SAAQ avait fourni des informations «incomplètes» aux membres de la Commission de l’administration publique concernant son virage numérique.
Mercredi, le leader parlementaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Monsef Derraji, s'est réjoui de la décision de Mme Roy, qui a renvoyé la question à la Commission de l'Assemblée nationale pour enquête.
Fait rarissime: une enquête est déjà en cours à la commission de l'Assemblée nationale visant la vice-première ministre Geneviève Guilbault, qui a omis de présenter un rapport annuel de la SAAQ dans les délais prescrits.
Le déploiement raté de SAAQclic a provoqué en 2023 de longues files d’attente devant les succursales et coûté 500 millions $ de plus que prévu, pour un total qui dépassera le 1,1 milliard $ en 2025, a évalué la vérificatrice générale.
Les enquêtes se multiplient dans le dossier SAAQclic: en plus d'avoir déclenché une enquête publique, le gouvernement a saisi l'Autorité des marchés publics, le ministère des Transports et l'Unité permanente anticorruption du dossier.
Caroline Plante, La Presse Canadienne
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