Immigration
Le commissaire à la langue française propose un «parcours d'intégration obligatoire»
Le commissaire à la langue française, Benoît Dubreuil, a proposé mercredi plusieurs moyens pour favoriser une meilleure intégration des immigrants au Québec, y compris un «parcours d'intégration obligatoire».
Il a présenté à l'Assemblée nationale un rapport contenant ses recommandations pour la future Politique gouvernementale sur l'intégration à la nation québécoise et à la culture commune.
M. Dubreuil souhaite d'abord augmenter les rapprochements interculturels dans les milieux scolaires. Il déplore l'abolition par le gouvernement Legault de la mesure favorisant «l'intégration et la réussite des immigrants» dans les écoles.
«Les jeunes ont tendance à se regrouper selon qu'ils sont issus ou non de l'immigration. C'est une situation qui favorise l'apparition de préjugés et de stéréotypes de part et d'autre», a-t-il affirmé en conférence de presse.
«Je vous donne un exemple: dans une école, on dit: "Il y a des immigrants d'un bord, puis il y a les Quebs de l'autre"».
Pour favoriser les rapprochements, le commissaire recommande entre autres le jumelage d'écoles, les activités conjointes et les voyages scolaires au Québec, au lieu d'aller «à Boston ou à New York».
La «clé de voûte» d'une meilleure intégration: le «parcours d'intégration obligatoire», selon M. Dubreuil, qui s'inspire de la Flandre pour proposer au gouvernement d'obliger «la participation sociale en français».
Par exemple, le Québec pourrait demander aux personnes immigrantes de faire 40 heures d'activités sociales, à défaut de quoi elles ne seraient pas considérées pour la résidence permanente, dit-il.
«Certains vont dire que ça rajoute une exigence sur le dos du nouvel arrivant. Mais (...) si ça devient une exigence, (...) ça va modifier les comportements des employeurs», qui vont tout faire, selon lui, pour aider la personne immigrante à bien se préparer.
Par ailleurs, le commissaire à la langue française souhaite que Québec confie aux municipalités la responsabilité de lui recommander les candidats à admettre à l'immigration économique.
«Quand on va se tourner vers la municipalité pour demander de recommander ton dossier, la municipalité va être d'accord parce que tu vas être implanté localement», illustre-t-il.
Si rien n'est fait, M. Dubreuil est d'avis que «les tendances observées pourraient s'amplifier au cours des prochaines décennies».
Caroline Plante, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Jour 13: les répercussions de l'escalade commerciale sur le Québec inquiètent
L'escalade des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis a continué de s'immiscer mardi dans la campagne électorale québécoise, au moment où les droits de douane de rétorsion canadiens sont officiellement entrés en vigueur et pourraient faire mal à l'économie de la province. Au jour 13 de la campagne, la porte-parole de ...
LIRE LA SUITE
Guerre tarifaire: Québec annonce de nouvelles mesures
Le gouvernement du Québec annonce de nouvelles mesures « afin d'atténuer le plus possible » les impacts des nouveaux droits de douane imposés récemment par les États-Unis, alors que la réplique des contre-tarifs canadiens est entrée en vigueur aujourd'hui. Au nombre de celles-ci, un nouveau décret autorise le Centre d'acquisitions ...
LIRE LA SUITE
Guerre tarifaire: voici les produits américains touchés par les contre-mesures
À compter de ce mardi 8 septembre, à 0 h 01, une longue liste de produits en provenance des États-Unis sera assujettie à de nouveaux droits de douane canadiens. Cette mesure fait suite à la décision de Washington d'imposer, depuis le 22 août, des droits de douane de 50 % sur des produits canadiens totalisant 27,6 milliards de dollars. Ottawa ...
LIRE LA SUITE