Le conseiller Richard Ruest critique l’attribution de certains contrats
Le conseiller municipal Richard Ruest reproche à la Ville d'Otterburn Park un manque de rigueur dans l’octroi de certains contrats. L'élu du district du Pont-Noir blâme la municipalité de faire fréquemment affaire avec la même firme d'ingénieurs. De ce fait, plusieurs contrats sont immédiatement octroyés, selon lui, sans appel d’offres.
« On devrait toujours aller en appel d’offres pour n’importe quel contrat de la Ville, estime M. Ruest. On y va pour l’achat d’une chaudière ou d’une chaise, mais pour des contrats d’ingénieurs, on n’y va pas. C’est un peu bizarre et c’est ce que je reproche. »
Questionné à ce sujet, le maire d’Otterburn Park, Michel Martin, explique que la loi permet des ententes de gré à gré lorsque les contrats sont d'une valeur de moins de 25 000 $. Il ajoute que la Ville demande malgré tout trois appels d’offres pour des contrats inférieurs à ce montant, bien qu'elle ne soit pas obligée par la loi. « Mais des fois, ce n’est pas possible », indique le maire.
À la suite de la séance du conseil municipal du 16 mai, Michel Martin a assuré qu'il ne voyait pas les reproches de M. Ruest comme un manque de confiance envers la mairie, mais plutôt comme un problème dans la procédure d'attribution des contrats.
Les réserves formulées par Richard Ruest concernent le montant total de ces contrats. Avec les surcharges, la somme peut parfois dépasser 25 000 $. « Les firmes d’ingénieurs trouvent toujours quelque chose à ajouter après l’adoption du contrat. Par la suite, la ville a les pieds et les mains liés et doit accepter et absorber ces hausses de facturation », déclare M. Ruest.
M. Ruest constate que des sommes additionnelles sont parfois ajoutées une fois les contrats accordés. « On donne un contrat de 24 500 $, mais il y a une sous-clause qui indique la possibilité d’ajouter de 15 000 $ à 20 000 $. On va donc être obligé de continuer avec le contrat et de dépenser en totalité environ 40 000 $ », lance-t-il.
Conscient du problème, le maire soutient qu’il garde l'œil bien ouvert sur l’attribution des contrats publics. « Il ne doit pas y avoir d’ingérence à l’intérieur de la démarche, qui doit rester un processus très rigoureux, à l’abri de l’influence », dit M. Martin. Pour contrer l’influence extérieure, un comité indépendant examine les contrats publics et fait des recommandations à la Ville.
M. Ruest suggère que les montants soient « coulés dans le béton » une fois les contrats approuvés par le conseil municipal. « Quand je travaillais dans le privé, on disait que c’était le fun de vendre aux villes, car on pouvait pousser fort sur le crayon. Pourtant, il faudrait plutôt couper, car c’est l’argent de nous tous », conclut-il.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les personnes victimes d’actes criminels ne doivent pas être oubliées
Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, le Réseau des Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) invite les partis politiques et les futures personnes élues à réaffirmer leur engagement envers les personnes victimes et à assurer la pérennité des services qui leur sont destinés. L’an dernier, près de 78 ...
LIRE LA SUITE
La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise
De petites particules présentes dans le sang causent probablement les douleurs persistantes qui continuent à affliger certaines personnes même si le virus du zona a été éliminé de leur organisme depuis longtemps, estime une nouvelle étude publiée par des chercheurs américains. Les résultats suggèrent que la douleur chronique liée au ...
LIRE LA SUITE
Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes
Un nouveau sondage Léger commandé par la coalition Vire au vert révèle un fort consensus social pour que le prochain gouvernement donne un meilleur accès à la nature, augmente l’offre de l'alimentation locale et améliore la qualité de l'air. Sans surprise, près de 90 % de la population est d’accord avec le fait «qu’accroître ...
LIRE LA SUITE