Le meilleur ami de l'homme, mais pas de tous les voisins
Le nouveau parc à chiens pour les résidants de Beloeil et de McMasterville accueille cette semaine ses premiers amis à quatre pattes. (Photo : Yves Bélanger)
Au Québec, une maison sur deux abrite un animal de compagnie. Le chien, considéré par plusieurs comme le meilleur ami de l'homme, est plus populaire que jamais. Il n'est pas rare que des familles qui adoptent deux et même trois toutous. Dans la région, on compte plus de 5 000 représentants de la race canine. Cette situation peut, à l'occasion, causer des problèmes et des désagréments surtout lors que le maître ne respecte pas les règlements municipaux.
Selon les règlements des différentes municipalités de la MRC de la Vallée-du-Richelieu, aucun citoyen ne peut garder un chien à moins d'avoir obtenu, au préalable, une licence dans les 15 jours suivant l'acquisition ou suivant le jour où le chien atteint l'âge de quatre mois. À Beloeil, Mont-Saint-Hilaire, McMasterville et Otterburn Park, le nombre de chiens permis par propriétaire est de deux. La licence coûte en moyenne 20 $.
Dans ces municipalités, les chiens doivent être tenus en laisse dans les endroits publics. Les propriétaires doivent aussi veiller à ce que ces derniers ne jappent pas de façon excessive. Certaines municipalités, comme Otterburn Park, sont plus sévères et interdisent même les chiens dans les parcs municipaux. Dans ces municipalités, le contrat de contrôle des animaux est confié à l'entreprise Société de contrôle des animaux domestiques de Saint-Hubert.
Malheureusement, certains propriétaires de chien vont les laisser japper plusieurs minutes sans intervenir. D'autres oublient que les excréments de leur animal doivent être obligatoirement ramassés. D'autres défient les règlements en laissant toutou courir en toute liberté dans les parcs. Des résidants mécontents de la situation déposent alors des plaintes auprès de leur municipalité.
Les différentes instances municipales jointes à ce sujet s'entendent pour dire que la pluparts des plaintes concernant les chiens visent à dénoncer des maîtres qui laissent courir leur animal sans laisse dans les endroits publics. « Les propriétaires de chiens ont beau dire que leur toutou est gentil, il n'en demeure pas moins qu'on ne sait jamais comment réagira un animal face à des enfants qui jouent dans le parc ou à des gens qui se balade tranquillement. En plus, il y a un bon nombre de personnes qui ont peur des chiens et qui n'ont pas à subir ceux des autres », indique Louis-Jacques Pineault, directeur des communications à la ville de Beloeil.
Un parc à chien
Pour résoudre la problématique, les municipalités de McMasterville et de Beloeil ont décidé d'unir leurs forces et d'investir 20 000 $ pour la création d'un parc à chien dans le parc industriel belœillois, rue Louis-Marchand. Bien que l'endroit choisi n'ait pas fait l'unanimité auprès de la population, il reste que ce dernier, qui accueille ses premiers visiteurs cette semaine, permet aux propriétaires de chiens de faire dégourdir les pattes leur animal.
« Il était devenu évident que nous devions offrir aux résidants du secteur un endroit pour qu'ils puissent laisser leur animal en liberté », explique M. Pineault, qui rappelle que la gestion du parc sera effectué par un comité à but non lucratif.
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