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Limiter les dommages

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6 juillet 2011
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Bien que des dommages irréparables aient été faits au mont Saint-Hilaire par l’exploitation d'une carrière, les répercussions écologiques sont minimes. Propriétaire du site depuis 2008, Carrière Mont St-Hilaire tente de minimiser les effets et de colmater les dégâts encourus par ses prédécesseurs.

Consciente des impact dans la région, l'entreprise se fait un devoir de communiquer avec les principaux acteurs, au grand plaisir des écologistes. « Nous avons rencontré les différentes associations et la MRC en 2008, et nous tentons de corriger et de régler les dossiers. On a décidé de jouer la carte de la transparence », explique Nadine Jouvray, directrice générale de Carrière Mont St-Hilaire.

Bien que les problèmes ne soient pas tous réglés, la communication entre les différents voisins est positive. Plusieurs changements ont d’ailleurs été effectués afin de réduire les dommages collatéraux.

« L’extraction de la roche avait de grandes répercussions écologiques, puisque la poussière se retrouvait dans la zone près des infrastructures mécaniques », souligne David Maneli, écologiste de l’Université McGill.

La nouvelle administration a cessé les opérations de l’usine et a procédé à son démantèlement. Maintenant mieux localisée, la machinerie ne cause plus autant de dégâts.

Puisque la superficie maximale d'exploitation est pratiquement atteinte, les ravages sur le plan visuel ne s'étendront plus. « On est presque à la limite de la propriété. On peut seulement descendre dans la montagne », indique Nadine Jouvray.

Il reste encore 40 000 tonnes de réserve exploitable à extraire de la montagne. Malgré cette grande quantité, les risques d’effritement et de fragilisation du sol et de la montagne ne sont pas présents, croit M. Maneli. Un plan de végétalisation viendra adoucir les impacts visuels de la carrière.

La poursuite des activités d'excavation avec des normes plus sévères et la réduction de la poussière sont deux éléments clés dans la sauvegarde de la faune et de la flore de la Réserve naturelle Gault. L’an dernier, un faucon Pellerin nichait sur les parois de la carrière. Selon l’écologiste, c’est la preuve de l'adaptation de la nature aux contraintes de l’exploitation humaine.

La qualité de la pierre et ses bonnes propriétés physiques ont fait du mont Saint-Hilaire un endroit de prédilection pour exploiter une carrière. Malheureusement, les dommages au paysage sont irrévocables. « On parle d’une autre époque, souligne David Maneli. Le mont Saint-Hilaire a été creusé pendant des années d’exploitation. C’est le résultat d’une autre mentalité, où la protection de l’environnement n’était pas au goût du jour. »

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