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Cultiver ses propres légumes

Aux jardins communautaires de Saint-Basile-le-Grand, les épouvantails ont les plantations à l'œil.
Photo: Courtoisie

Aux jardins communautaires de Saint-Basile-le-Grand, les épouvantails ont les plantations à l'œil.

Après le jardin collectif l'an passé, l'Action pour l'environnement de Saint-Basile-le-Grand (APES) propose pour la première année deux jardins communautaires. Une belle opportunité pour prendre l'air, rencontrer d'autres jardiniers en herbe et, surtout, pour cultiver ses propres légumes et manger santé.

Les deux jardins sont situés sur l'avenue de Montpellier, à proximité de l'école Mosaïque, et au parc du Pont-de-Pruche. Chaque jardin offre 17 lopins de terres de 20 pi sur 20 pi pour cultiver légumes et petits fruits.

« Nous cultivons de tout : petits pois, fèves, carottes, poivrons, tomates, mais aussi du céleri, des courges et des asperges, indique Caroline Rodrigue, présidente de l'APES. Certaines familles cultivent même des fruits comme les fraises. »

Un des objectifs de ces jardins communautaires est que chacun cultive les légumes qu'il souhaite manger. En plus d'être une excellente manière de savoir exactement ce qui se retrouve dans son assiette.

Jardin collectif ou communautaire

L'an passé, l'APES proposait un jardin collectif, qui était cultivé par l'ensemble des adhérents. La récolte était divisée entre eux.

« Nous avons remarqué que certaines personnes, ne sachant pas jardiner, n'osaient pas venir au jardin collectif. Nous avons donc changé la formule pour créer non pas un, mais deux jardins communautaires », explique Mme Rodrigue.

Pour aménager les jardins, l'APES a reçu du soutien. « Les deux terrains nous ont été prêtés par la Ville, mentionne la présidente. Des producteurs locaux nous ont vendu à faible coût des contenants pour l'eau et les pompiers viennent les remplir. »

Pour l'entretien, l'APES a sa technique. « Au printemps, nous avons recouvert les allées avec des cartons. Puis nous avons mis de la paille par-dessus. Les pluies ont permis de tasser le tout. De ce fait, nous n'avons pas de désherbage à faire », explique Caroline Rodrigue.

Développer son pouce vert

Chose rare, l'accès aux deux jardins n'est pas fermé à clef. On peut donc s'y rendre en tout temps. Une clôture a été installée uniquement pour empêcher les animaux de faire des ravages.

De plus, chaque jardin dispose d'un cabanon dans lequel divers outils appartenant à l'APES ou aux citoyens sont entreposés. Chacun peut se servir de ces outils. Une seule règle prévaut : les remettre en bon état.

Pour ceux qui n'ont pas le pouce vert ou qui veulent des conseils, Benoît Messier, chargé de projets à l'APES, propose des formations de jardinage, notamment sur l'entretien des plants de façon écologique et sur la préparation des sols pour l'hiver. Et lors de ses visites aux jardins, M. Messier est toujours prêt à répondre aux questions.

Cultiver ses propres légumes procure une certaine satisfaction, mais il ne faut pas oublier l'aspect économique. Cette pratique est beaucoup moins coûteuse.

En tout, 34 familles participantes pourront manger des légumes frais jusqu'en octobre. Et pour ceux qui souhaiteraient posséder un lot l'an prochain, il est possible de s'inscrire dès maintenant sur une liste. Il suffit de contacter l'APES à [email protected] ou au 514 799-7120.

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