Un couvert végétal serait préférable à l’enrochement
Dans son projet, le MTQ indique vouloir implanter un programme de stabilisation en bordures des berges, afin de pallier à l’érosion au fil du temps.
Ce serait une intervention de type végétal, jugée moins invasive, tout aussi sécuritaire et moins onéreuse, qui serait privilégiée à l'enrochement pour contrer les problèmes d'érosion des rives de la rivière du Richelieu. Le BAPE a récemment publié son rapport.
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a tout récemment rendu public son rapport d'enquête et d'audience publique du Programme de stabilisation des berges de la rivière Richelieu le long des routes 133 et 223 entre Saint-Basile-le-Grand et Saint-Ours. Cette audience publique, tenue en deux parties et concernant un avis de projet du ministère des Transports du Québec (MTQ), s'est déroulée les 15 février et 14 mars derniers. Quatre mémoires y ont été déposés.
Érosion vs solutions
Dans son projet, le MTQ indique vouloir implanter un programme de stabilisation en bordures des berges, afin de pallier à l'érosion au fil du temps, qui a menée à l'affaissement de l'accotement en certains points de ces deux routes. Ceci dans l'optique additionnelle d'améliorer aussi les écosystèmes riverains.
Le programme initial fait état de 36 segments ciblés d'intervention, mesurant de 10 à 150 mètres. De part et d'autre du Richelieu, huit municipalités sont concernées: Mont-Saint-Hilaire, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Denis-sur-Richelieu et Saint-Ours en rive droite ainsi que Saint-Basile-le-Grand, McMasterville, Saint-Marc-sur-Richelieu et Saint-Antoine-sur-Richelieu.
Toujours dans sa proposition, le MTQ suggérait une stabilisation mécanique par enrochement sous la ligne naturelle des eaux et ce, pour tous les segments identifiés. Sur la portion visible, au-dessus de l'eau, on disait vouloir utiliser une stabilisation végétale ou mécanique, selon.
Inquiétudes et recommandations
L'intervention par enrochement a inquiété des citoyens, entre autres « à cause d'une rugosité moindre que celle d'une végétation arbustive ne fait qu'accentuer le risque d'érosion en aval des travaux, déplaçant ainsi le problème. » Il a aussi été souligné la crainte que l'enrochement ne gêne la croissance des végétaux. Il a donc été proposé d'avoir davantage recours à des techniques de stabilisation issues du génie végétal.
Dans son rapport, le BAPE préconise, tout comme le MTQ, une intervention durable à long terme, en programme décennal, plutôt que du cas par cas en intervention d'urgence. On souligne que « la commission a porté une attention particulière à l'insertion du projet dans les milieux naturel et humain » et aussi qu'« en s'appuyant sur une connaissance plus fine des causes de l'érosion et une meilleure évaluation du potentiel du génie végétal, le programme de stabilisation pourrait faire de ces dernières l'option préférentielle de stabilisation des berges du Richelieu. »
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