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Le maire Michel Gilbert témoigne sur le concept d'élections clés en main

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13 octobre 2011
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Par Andréanne Brault

Dans un article paru jeudi dernier dans le quotidien La Presse, le maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert, affirmait s'être fait offrir des élections clés en main par des firmes de génie-conseil. Rappelons que dans ce cas-ci, le concept d'élection clés en main dont il est question consiste en une campagne électorale dirigée et financée par une firme. Le maire a accordé une entrevue au Vallée-du-Richelieu Express.ca dans le but de clarifier certains points et de donner des conseils aux candidats de futures campagnes électorales pour leur éviter de tomber dans le piège.

Tout d'abord, le maire Michel Gilbert souhaite préciser qu'il a été contacté à une seule reprise pour se faire offrir une élection clés en main et non deux reprises tel qu'indiqué dans La Presse.

Il mentionne avoir été contacté en 2003 ou en 2005. Il ne se rappelle plus avec certitude de l'année exacte, mais croit que c'était en 2003. Tel que mentionné dans le quotidien, il avait alors été invité par une conseillère municipale d'une ville voisine pour rencontrer les responsables d'une entreprise. Lors de la rencontre, tenue dans les bureaux de la firme de génie conseil à Montréal, on lui a offert de défrayer une partie des dépenses de sa campagne, en plus de lui proposer de payer les frais relatifs à un sondage visant à lui permettre de connaître ses appuis dans sa communauté. Il affirme qu'on ne lui a pas demandé de promettre des contrats.

M. Gilbert précise que l'événement de 2009 dont il est question dans l'article n'est aucunement en lien avec une élection clés en main et qu'il était plutôt question d'une offre de contribution à sa campagne électorale effectuée par une personne qui ne venait pas de Mont-Saint-Hilaire, ce qui a mis fin aux discussions puisque cela ne correspondait pas aux règles établies.

Méfiance

Michel Gilbert invite les politiciens novices à faire preuve de méfiance. « On peut être de bonne foi et commettre des actes illégaux. Par exemple, si vous excédez la vitesse permise en voiture, vous n'êtes pas pour autant une mauvaise personne. Lorsque quelqu'un vous dit qu'il va vous aider à vous occuper de l'aspect financier de votre campagne, vous pouvez parfois dire oui sans vous soucier de l'aspect légal et sans savoir à quoi vous dites oui. Il est important que les politiciens aient le réflexe d'être méfiant. »

Il précise qu'il faut être d'autant plus méfiant lorsque l'offre semble trop facile, prend une ampleur trop grande, que ceux qui la font semblent avoir un intérêt ou qu'elle provient d'une personne venant de l'extérieur de la communauté.

Lorsqu'on lui demande si selon lui ce genre d'approche est pratique courante, Michel Gilbert affirme qu'il ne peut pas dire à quel point c'est répandu, car il ne le sait pas. « On sait que ça se fait, c'est tout », a-t-il conclu.

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