La Régie de police Richelieu-Saint-Laurent perda deux agents sociocommunautaires
Dès 2012, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent fera passer le nombre d'agents sociocommunautaires, responsables notamment de la prévention de l'intimidation dans les 53 écoles du territoire, de 6 à 4.
La Fraternité des policiers et policières Richelieu-Saint-Laurent (FPPRS) est très déçue de cette décision et craint que la réaffectation de ces deux agents à la gendarmerie nuise aux services des citoyens.
« Nous sommes choqués et insultés, car ces policiers sont responsables de la prévention de l'intimidation dans les écoles », indique le président de la FPPRS, Jacques Desrosiers. Les agents sociocommunautaires collaborent aussi au Programme Pair, un service d'appels automatisés qui joint les aînés pour s'assurer de leur bon état de santé.
Le directeur de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, François Bigras, explique que la décision de réaffecter deux policiers sociocommunautaires, dont les salaires demeureront inchangés, a été prise pour des raisons monétaires (voir autre texte). L'économie viendra du fait que la Régie n'aura plus à engager deux policiers temporaires à temps plein au sein de la gendarmerie pour effectuer du remplacement.
François Bigras assure qu'aucun service ne sera interrompu, ni diminué. Selon lui, les quatre policiers sociocommunautaires qui restent seront en mesure de couvrir l'ensemble du territoire et de faire le travail.
Il assure de plus que les deux policiers transférés pourront aussi faire de la prévention lorsque ce sera nécessaire. « Ces policiers seront encore capables de faire des activités autres que celle de patrouiller. Ce ne sont pas leurs compétences qui sont en cause. »
De son côté, la FPPRS qualifie cette manœuvre de « fausse coupure » qui n'aura qu'un impact minime sur le plan fiscal. Jacques Desrosiers souligne que l'intimidation est un sujet chaud présentement et que les policiers se doivent de faire un grand travail de prévention.
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