L’aire protégée du mont Saint-Hilaire prend de l’expansion
Sur cette photo, on peut voir la propriété Fontaine, nouvellement acquise par le Centre de la nature du mont Saint-Hilaire.
L’aire protégée sur le pourtour du mont Saint-Hilaire prend encore de l’expansion. En effet, le Centre de la nature du mont Saint-Hilaire vient de se porter acquéreur d’une propriété de plus de 11 hectares appartenant à la famille Fontaine, située sur le flanc est de la montagne, à Saint-Jean-Baptiste.
Cette acquisition vient ainsi s’ajouter à celles des propriétés Therrien, Blakeney et Larivière, toutes réalisées la même année. En 2011, l’aire protégée autour du mont Saint-Hilaire a ainsi été agrandie de 25 hectares. Avec sa superficie de plus de 11 hectares, le nouveau terrain devient le plus grand milieu naturel protégé à flanc de montagne en plus de 30 ans.
« On travaille depuis plus de 10 ans à la conservation volontaire avec les propriétaires privés dans le but de protéger les richesses de leur terrain. Il y a plusieurs façons de protéger les terrains en terres privées. Le propriétaire peut le conserver et conclure une entente de conservation ou le donner ou le vendre à des fins de conservation », affirme Ludyvine Millien, responsable de la conservation au Centre de la nature du mont Saint-Hilaire. Au cours des 10 dernières années, plus de 78 hectares ont ainsi été protégés.
Le montant de l’achat de la propriété Fontaine demeure confidentiel, mais un rabais de 10 % sur la valeur marchande a permis de conclure l’entente. Les fonds provenaient de divers partenaires, soit la Ville de Mont-Saint-Hilaire, Environnement Canada, l’Université McGill, la Fondation de la faune du Québec, la Communauté métropolitaine de Montréal, une fondation privée qui préfère garder l’anonymat ainsi que des dons de visiteurs et de membres du Centre de la nature. Cet organisme à but non lucratif a aussi participé avec son propre argent.
Jean Fontaine, fils de l’ex-propriétaire du terrain, Paul Fontaine, et représentant de la succession, indique qu’il s’agit d’une transaction « gagnant-gagnant ». « Cette vente permet d’agrandir la protection du pourtour de la montagne », dit-il.
M. Fontaine ajoute que les trois héritiers, dont il fait partie, étaient tous d’accord avec cette décision. La famille Fontaine avait acheté les lots constituant ce terrain au fil des 20 à 50 dernières années.
Protégé à perpétuité
Avec cette acquisition, le Centre de la nature s’assure que ce terrain soit protégé à perpétuité. Ce milieu naturel est composé d’un ancien verger et d’un écosystème forestier exceptionnel, dans lequel on retrouve plusieurs espèces en péril, dont la couleuvre tachetée et la chauve-souris cendrée.
« Je ne l’exploitais plus car c’était rendu difficile à cause de la quantité de cerfs de Virginie qui mangeaient les bourgeons des pommiers », indique Jean Fontaine.
Le Centre de la nature a mis en place un plan de gestion visant à remettre le terrain dans son état naturel. Des démarches seront éventuellement entreprises pour que l’endroit soit désigné réserve naturelle en milieu privé.
Enfin, notons que le terrain de la famille Fontaine est limitrophe à la propriété Therrien, acquise en juin dernier. D’une superficie de 0,6 hectares, cet espace abrite la phégoptère à hexagones, une petite fougère rare que l’on retrouve seulement à six endroits au Québec.
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