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Moisissures dans les écoles : peu de cas répertoriés en Montérégie

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21 janvier 2012
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Par Mélanie Thibault

Depuis la découverte de moisissures sévères dans quelques écoles de Montréal, il semblait essentiel de savoir si la situation était similaire en Montérégie. Heureusement, les cas y sont rares, légers et résolus à temps. C’est du moins ce qu’affirme l’Agence de la santé publique de la Montérégie, qui rappelle que de telles situations se présentent rarement, sont facilement repérables et se règlent dans des délais raisonnables.

En 2011, huit demandes ont été faites quant à la qualité de l’air, selon la Dre Jocelyne Sauvé, directrice de la Santé publique en Montérégie. Elle soutient que les signalements concernant la moisissure en Montérégie sont mineurs et rarement liés directement à celle-ci, puisque les symptômes sont dits non-spécifiques. « Les symptômes qui sont reconnus, comme l’irritation de la gorge, l’écoulement nasal et la toux, ne sont pas nécessairement en lien avec la moisissure. »

 

Différents problèmes peuvent être à la source de la moisissure. « Que ce soit le toit qui coule, un cerne au plafond, de la peinture écaillée, du bois qui se gonfle, tous les cas sont détectés à l’œil nu », ajoute la Dre Sauvé.

Les mesures prises par les commissions scolaires

Le directeur du secrétariat général et des communications de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands (CSVT), Jean-François Primeau, a souligné les efforts déployés par les ressources matérielles pour tenir les établissements scolaires aux normes de la Santé publique pendant la période estivale.

« Il n’est pas nécessaire de faire des tests systématiques quand il n’y a pas de problème. Les concierges s’assurent de détecter les sources de moisissure par une identification visuelle, s’il advient, par exemple, une infiltration d’eau », explique M. Primeau.

 

La Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS) a fait une mise au point quant à la qualité de l’air dans ses établissements, la semaine dernière, par voie de communiqué. Mylène Godin, régisseuse responsable de la commission scolaire, y soutient que « lorsqu’une direction d’établissement signale une problématique, le service des ressources matérielles procède automatiquement à une inspection visuelle rigoureuse de l’établissement, dans le respect des normes établies par la direction de la Santé publique », ce qui rejoint l’affirmation de M. Primeau.

 

Pour les périodes estivales de 2010 et 2011, des travaux ont été réalisés sur la toiture de 13 établissements de la CSVT afin de prévenir la moisissure. Aussi, par mesure de prévention, une imperméabilisation de fondations a été effectuée en 2010, dans des établissements ciblés de la CSDGS.

Agir avant de mettre la santé en péril

La Dre Sauvé le confirme: « À partir du moment où l’établissement remarque qu’il y a de la moisissure, l’Agence de santé publique fait une inspection de l’endroit touché, l’isole pour effectuer des corrections, et ce, dans des délais raisonnables, ce qui n’entrave pas la santé des gens qui fréquentent l’établissement, en plus d’assurer un suivi après la réparation. »

Quant aux écoles touchées par la moisissure à la Commission scolaire de Montréal, il s’agirait, selon la directrice, de bâtiments très vieux où les interventions auraient tardé jusqu’à l’évacuation des élèves en dernier recours, et, ce, dans l’une des écoles. « On est loin de ce cas de figure en Montérégie », assure-t-elle, concluant que chaque établissement possède ses inspecteurs, le cas échéant.

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