Pour un service animalier responsable et efficace
Denise Loiselle, ex-conseillère à Mont-Saint-Hilaire, souhaite que les municipalités de la région trouvent rapidement une solution pour limiter les pertes de vie animale et les mauvais traitements.
La surpopulation de chats errants et l'euthanasie massive d'animaux sont des sujets qui ont défrayé les manchettes dernièrement. Ils ont mis au jour une problématique, tant dans la région que sur l'ensemble du territoire québécois. Les élus tentent d'ailleurs présentement de trouver la meilleure solution.
Selon Denise Loiselle, ex-conseillère à Mont-Saint-Hilaire et bénévole pour les Centres d'adoption d'animaux de compagnie du Québec (CAACQ), la base du problème se situe au niveau fédéral, puisque le Canada n'offre pratiquement aucune protection pour les animaux sauvages ou errants.
Elle rappelle que les lois canadiennes sur la cruauté animale n'ont pas été mises à jour depuis leur rédaction, en 1892. Les animaux domestiques sont considérés comme des « biens » et non des « êtres vivants ». Il est ainsi pratiquement impossible d'être condamné pour négligence et cruauté animale, fait remarquer Mme Loiselle.
Les services animaliers sont de leur côté sous la responsabilité des municipalités. La surpopulation des refuges et certaines pratiques douteuses inquiètent les différents organismes de protection des animaux.
D'après la présidente des CAACQ, Johanne Tassé, la stérilisation obligatoire des animaux, la refonte de la règlementation des différents paliers gouvernementaux, ainsi que l'éducation et la responsabilisation des propriétaires d'animaux font partie de la solution.
Vers une harmonisation à la MRC
Les élus de plusieurs municipalités ont adopté une réglementation voulant que les services animaliers soient chapeautés par la MRC.
« C'est une bonne chose, car nous allons pouvoir uniformiser les règlements et faciliter leur mise en application, ainsi que la logistique pour les organismes », explique Gilles Plante, maire de McMasterville et préfet de la MRC de la Vallée-du-Richelieu. La Société protectrice des animaux de Drummond a d'ailleurs été approchée par plusieurs municipalités de la région.
Certains organismes suggèrent d'établir un système de traçabilité des chats et des chiens par l'intermédiaire de micro-puce. Ils déplorent l'absence de statistiques sur le retour des animaux perdus à leur propriétaire, sur le nombre d'euthanasies des animaux non-réclamés et sur le nombre de médailles vendus.
Aux dires de Mme Tassé, la stérilisation obligatoire pourrait permettre aux municipalités de réduire considérablement le nombre de chats errants sur leur territoire. Une stérilisation à prix modique et une réglementation la rendant obligatoire devraient ainsi être considérées.
À la MRC, la question de la stérilisation est déjà à l'étude. « Nous sommes conscients du dossier et la question se règlera dans un avenir rapproché », souligne Gilles Plante.
Un récent sondage Léger Marketing révélait que le pourcentage de Québécois qui gardent leurs chats moins d'un an après leur acquisition n'est que de 3 %. Ces données font craindre le pire aux CAACQ.
Denise Loiselle souhaite que les municipalités de la région trouvent rapidement une solution au problème, afin de limiter les pertes de vie animale et les mauvais traitements.
« Je pense que les maires sont sensibilisés à la situation et veulent aller vers des services animaliers de qualité, estime-t-elle. Il y a vraiment de la bonne volonté de leur part. »
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