Le carré rouge au sommet du mont Saint-Hilaire
Un carré rouge a flotté au sommet du mont Saint-Hilaire le 1er juin. En signe d'appui au mouvement d'opposition à la hausse des frais de scolarité, deux Hilairemontais ont gravi la montagne pour brandir le fameux symbole, qui est à la mode dans la région par les temps qui courent.
Certains automobilistes peuvent en témoigner, alors qu'ils ont dû patienter pour laisser défiler des cortèges d'étudiants jouant de la casserole à Beloeil, Mont-Saint-Hilaire ou Saint-Basile-le-Grand ces dernières semaines.
« Notre drap rouge sur le mont Saint-Hilaire n'était pas le summum de la visibilité, mais le geste a fait réagir des gens en bas. Mes voisins, qui ne savaient pas que c'était moi, m'en ont parlé. Des voitures se sont aussi arrêtées », mentionne un des deux membres du groupe de manifestants hilairemontais qui ont posé ce geste symbolique, mais qui désire ne pas être identifié.
Celui-ci n'a pas l'intention d'arrêter là. D'autres actions sont prévues prochainement contre la hausse des frais de scolarité et la loi 78, qui comprend notamment des dispositions visant à préserver l'ordre, la paix et la sécurité publique.
« On essaie de maintenir le momentum avec d'autres approches que des casseroles. Nous avons l'intention d'installer des banderoles sur des monuments et de former des chorales avec des paroles revendicatrices qui concernent le gouvernement », fait savoir l'étudiant.
Des assemblées seront aussi organisées pour permettre aux opposants de discuter, de trouver des solutions au conflit et de réfléchir sur la suite des choses, ajoute-t-il.
Pour respecter la loi 78, les manifestants doivent informer les autorités policières de leur itinéraire au moins huit heures à l'avance. « Ironiquement, on respecte la loi contre laquelle on proteste. Nous sommes des manifestants gentils », dit celui qui prend part au mouvement de protestation, peu importe la température ou le nombre d'opposants présents.
Depuis le début du mouvement de contestation, la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent n'a pas effectué d'arrestation. « En général, ça se passe bien. On n'a pas de conflit avec les manifestants. La loi 78 n'a pas eu à être invoquée », indique le sergent Pierre Tremblay.
Ce dernier ajoute que les rassemblements, qui commencent à s'essouffler, sont souvent spontanés et que les policiers ne connaissent pas toujours exactement le parcours des marcheurs. « Il y a une bonne tolérance des agents là-dessus », dit-il.
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