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Grève des employés municipaux à Beloeil

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17 novembre 2012
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Par Isabelle Laramée

Les employés municipaux de Beloeil seront en grève pour l’illumination du Vieux-Beloeil, le 1er décembre. Ils pourraient également l'être durant le Tournoi provincial de hockey bantam, en janvier prochain. En effet, le syndicat et la Ville ont rompu les négociations pour le renouvellement de la convention collective, et ce, malgré l’aide d’un médiateur et du ministère du Travail.

Le jeudi 8 novembre, les cols bleus et blancs ont voté en majorité en faveur d'un débrayage syndical les 30 novembre, 1er décembre et 2 décembre, alors que doit se dérouler l'illumination du Vieux-Beloeil, un événement lançant les festivités du temps des Fêtes. Si aucune entente n'est conclue, ils seront également en grève six jours au total durant le Tournoi provincial de hockey bantam, du 14 au 27 janvier 2013.

« Il faut comprendre qu’on ne fait pas cela de gaité de cœur. Plusieurs employés travaillent à la municipalité depuis de nombreuses années et s’ils ont pris cette décision, c’est qu’il ne reste que le geste pour démontrer leur situation à la population », souligne le conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique responsable du dossier, Jean-Guy Simard.

De son côté, la Ville déplore le fait que les employés aient choisi les dates du tournoi de hockey pour débrayer. « C’est la population qui est pénalisée et nous serons obligés d’annuler le tournoi, car nous n’aurons pas d’employés. Pour l’illumination du Vieux-Beloeil, nous allons tenter de mobiliser des bénévoles pour pallier leur l’absence », indique le directeur des communications de Beloeil, Louis-Jacques Pineault.

« Plusieurs employés travaillent à la municipalité depuis de nombreuses années et s’ils ont pris cette décision, c’est qu’il ne reste que le geste pour démontrer leur situation à la population. » Jean-Guy Simard, conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique

Une question technique

La mésentente entre le syndicat et la Ville concerne la « libération » d’un employé travaillant en soirée, alors qu'il fait partie du comité de négociations, durant la journée. Selon M. Simard, l’employé doit aller travailler après les séances de négociations, ce qui lui fait de longues journées de travail.

« L’employeur demande que cette personne vienne négocier de jour et travaille de soir. Les deux autres membres du comité, qui travaillent de jour, sont pour leur part libérés et payés par l’employeur. On ne peut pas demander à un employé de travailler entre 16 et 18 heures durant la même journée », explique M. Simard, ajoutant que les employés souhaitent que les élus reviennent sur cette décision au prochain conseil municipal.

La Ville de Beloeil affirme ne pas avoir été informée officiellement de la raison de la grève. Selon M. Pineault, une proposition de la municipalité a été faite aux membres du syndicat, mais est restée sans réponse.

« Au départ, il y avait une entente avec le syndicat pour libérer cette personne. Le syndicat a voulu ouvrir l’entente et a, par la suite, quitté la table de négociations. Nous avons demandé une médiation après leur retrait et nous avons aussi fait une seconde proposition », dit-il, soulignant que la Ville n’a jamais eu de réponse à cette proposition.

Rappelons que la convention collective des 80 employés de la Ville de Beloeil est échue depuis le 31 décembre 2010.

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