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Des défis économiques à surmonter

Le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, était invité par la Chambre de commerce et d'industrie Vallée-du-Richelieu pour un déjeuner-conférence au Manoir Rouville-Campbell, le 21 novembre.
Photo: Luc Giard

Le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, était invité par la Chambre de commerce et d'industrie Vallée-du-Richelieu pour un déjeuner-conférence au Manoir Rouville-Campbell, le 21 novembre.

L'économie mondiale précaire devrait faire réfléchir les gens d'affaires québécois quant à la prospérité de la province. Invité par la Chambre de commerce et d'industrie Vallée-du-Richelieu au Manoir Rouville-Campbell, le 21 novembre, le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, a abordé de front le sujet, dressant un bilan plutôt négatif de la situation.

Avec une baisse de 29 % des entrepreneurs en 20 ans, un niveau de productivité en bas de la moyenne mondiale, des régimes de retraite déficitaires et un vieillissement de la population, le Québec fait face à de grands défis. « Nous avons de moins en moins de gens pour travailler et de plus en plus de gens qui seront à la retraite », a mentionné M. Dorval, soulignant que le fait que les Québécois n’aient pas fait autant d’enfants que la moyenne nationale aura un impact sur l'économie de la province.

Selon lui, il est primordial de diminuer l’endettement provincial. « L’endettement gouvernemental du Québec dépasse 50 % du produit intérieur brut. C’est beaucoup trop. Pour un citoyen qui paie des taxes, il faut additionner la dette du gouvernement canadien. En fait, la situation d’endettement d’un Québécois aujourd’hui est la même que celle d’un Espagnol juste avant la récession. »

D'après M. Dorval, la prochaine récession sera beaucoup plus difficile à surmonter que la précédente.

La qualité de vie d'abord

Par ailleurs, Yves-Thomas Dorval a fait état d'un sondage du Conseil du patronat du Québec révélant que la joie de vivre arrive au premier rang des priorités des Québécois. Selon lui, c'est ce qui pourrait expliquer le niveau de productivité en bas de la moyenne mondiale au Québec.

« Lorsqu’on pose la même question dans le monde anglo-saxon, la première valeur est le sens des responsabilités et du devoir. Ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas le sens de la joie de vivre, ni que nous n’avons pas le sens des responsabilités. Mais le niveau d’importance n’est pas le même. »

Favoriser la qualité de vie influence aussi la prospérité en raison des coûts qui lui sont liés. « Il faudrait essayer de voir l’autre côté de la médaille afin d’être capable de se payer cette qualité de vie », a ajouté M. Dorval, indiquant que les Québécois prennent leur retraite deux ans plus tôt que l’ensemble des travailleurs canadiens et américains.

Pour aider à maintenir cette qualité de vie chère aux Québécois, le Conseil du patronat croit qu'il faut miser sur le développement de l’entrepreneuriat.

« Si on pouvait regarder les entrepreneurs qui investissent dans des projets comme des opportunités pour maintenir la qualité de vie des Québécois, ces derniers appuieraient peut-être davantage les projets économiques », a-t-il dit.

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