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Le torchon brûle entre la conseillère Clarisse Viens et la Ville d'Otterburn Park

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24 novembre 2012
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Par Isabelle Laramée

Clarisse Viens, conseillère du district des Pommiers, à Otterburn Park, accuse ses collègues au sein du conseil municipal de mépris. Selon elle, les relations de travail sont difficiles depuis son élection, en mars 2011. Le maire Gérard Boutin estime de son côté qu'elle « s'exclut » elle-même des discussions.

Mme Viens a fait une sortie publique durant la séance du conseil municipal, le 19 novembre. « Je pense que depuis que je suis entrée au conseil le 6 mars 2011, la situation d’intimidation existe, a-t-elle dit en entrevue au lendemain de la séance. Les élus ont leur façon de parler aux gens comme s’ils étaient niaiseux. »

Selon cette dernière, les débats d'idées n’auraient pas leur place dans les discussions au caucus. Mme Viens dit d’ailleurs avoir adressé une lettre relatant entre autres cette situation au ministère des Affaires municipales, en septembre.

Pour sa part, le maire d'Otterburn Park croit plutôt que Mme Viens a de la difficulté à accepter les décisions de ses collègues et refuse de discuter lorsque son opinion diverge.

« Ça se peut qu’on ait des discussions corsées dans un groupe et c’est tout à fait normal. Si on ne dit pas ce que l'on pense, on est aussi bien de rester chez nous. C’est comme ça qu’on évolue et qu’on change notre façon de voir les choses. On ne peut pas toujours être sur la même longueur d’onde », indique Gérard Boutin.

D'après lui, Mme Viens s’est exclue elle-même en quittant en pleine séance du caucus, avant son exclusion officielle en mai dernier.

Aux dires de Clarisse Viens, il est fréquent que des élus s'impatient lorsqu'elle parle. Elle mentionne aussi s’être fait dire de façon cavalière d’arrêter de poser des questions au sujet du budget 2013, le 3 novembre dernier. « Un conseiller était en colère, car j’ai osé demander s’il était en conflit d’intérêts dans un dossier et, non, il ne l’était pas. Je trouvais simplement normal de poser la question, mais il ne l’a pas pris.

Gérard Boutin reste disponible pour discuter avec Mme Viens. « Elle va loin quand même et je pense qu’elle a l’intention de pousser l'histoire jusqu’au bout. Mais au moins, qu’elle n’accuse pas ses collègues. »

Boisé des Perdrix

Le boisé des Perdrix est aussi une source de conflit. Clarisse Viens s’oppose à la décision du conseil de vendre les terrains pour construire des maisons. « Je suis déroutée de constater à quel point le maire m’a ridiculisée, car j’ai choisi mon camp. C’est pourquoi, aujourd’hui, je suis intimidée. »

Gérard Boutin se défend en indiquant que la conseillère a fait circuler de fausses informations, ce qui complique inutilement les choses. « Les informations véhiculées par Clarisse Viens dans le dossier du boisé des Perdrix sont tronquées. Les gens signent des pétitions avec des informations parcellaires et c’est agaçant. »

Clarisse Viens entend continuer son mandat d’élue et dit ne pas être désillusionnée pour autant de la politique.

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