Une guignolée qui reste sur sa faim
La récente guignolée qui a eu lieu le 18 novembre dans les rues de Beloeil, de Saint-Mathieu-de-Beloeil et de McMasterville inquiète les organisateurs. En effet, les Chevaliers de Colomb ont remarqué une baisse de 20 % à 25 % de leur récolte par rapport à l’an dernier. Un chiffre préoccupant puisque le nombre de demandeurs de paniers de Noël est resté le même.
« Nous espérons être capables de répondre à la demande. Il y a encore des denrées qui nous parviennent des écoles et des boîtes déposées dans les commerces des environs », indique le responsable de la guignolée des Chevaliers de Colomb, Jean Charbonneau, ajoutant que 14 700 $ en dons ont aussi été recueillis.
Une centaine de paniers de Noël doivent être distribués le 22 décembre. Pour M. Charbonneau, la baisse des dons et la demande constante de paniers de Noël sont symptomatiques de la situation économique précaire que vivent les familles québécoises.
« C’est la conjoncture économique qui se rapporte beaucoup à la perte d’emploi qui est en cause. Nous nous rendons compte que les familles vivent plus de difficultés cette année. Elles ont été généreuses, mais ont donné ce qu’elles ont pu », souligne-t-il.
Le bénévole garde toutefois espoir que les réserves de nourriture grimpent encore un peu d’ici le temps des Fêtes. Il rappelle d’ailleurs que les gens peuvent venir porter des denrées au local des Chevaliers de Colomb situé au 250, rue Hébert à Beloeil, tous les jours, sauf le dimanche, entre 14 h et 20 h.
Beaucoup de demandes pour l’aide alimentaire
Le local de l’organisme de dépannage alimentaire Fin à la faim, installé au sous-sol du Centre culturel de Beloeil, est plus achalandé que l’an dernier, selon M. Charbonneau. En effet, pas moins de 300 demandes ont été faites depuis les cinq derniers mois.
« Certains demandeurs étaient déjà venus par le passé. Ils ont trouvé un emploi, mais l’ont perdu et reviennent chercher de l’aide », note-t-il, ajoutant que les familles monoparentales sont une grande partie de la clientèle.
M. Charbonneau rappelle que le local Fin à la faim n’est pas une banque alimentaire et que les bénéficiaires sont soumis à une petite enquête sur leurs revenus afin de s’assurer que l’aide est bien distribuée.
« Nous sommes un centre de dépannage et non une banque alimentaire. Nous sommes là pour les dépanner et les aider à se prendre en mains
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