La commission scolaire devra réduire les services aux élèves
La Commission scolaire des Patriotes devra amputer le budget des écoles de 24 $ par élève.
La présidente de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), Hélène Roberge, lance un cri d’alarme concernant les compressions budgétaires imposées par le ministère de l’Éducation. Selon elle, ces réductions auront des conséquences directes sur les services aux élèves.
« Personne n’est sorti dans les rues pour défendre les élèves du primaire et du secondaire qui verront leurs services diminués par les compressions, déplore-t-elle. On parle beaucoup du financement des universités, alors que les élèves actuels n’y auront peut-être jamais accès. »
Le budget des écoles sera ainsi amputé de 24 $ par élève. « D’autres pistes de compressions sont également à l’étude, explique la présidente. Nous voulons avoir le moins d’impacts possible sur les jeunes, mais il va y en avoir tout de même. Réduire 9,9 M$ dans un budget administratif de 13,1 M$, c’est tout simplement impossible. »
Selon Mme Laberge, la gestion décentralisée de la CSP est parmi les plus efficaces de la province. Seulement 4,4 % du budget total est affecté aux dépenses administratives. Tout le reste est redirigé vers les établissements scolaires.
« Il y a actuellement une campagne de salissage sur les commissions scolaires. J’invite les gens à s’informer des vrais chiffres. Par exemple, seulement 0,01 % du budget va au conseil des commissaires. Le mode de gestion de la CSP est unique. Tout n’est pas parfait, mais on peut fonctionner en donnant beaucoup plus d’autonomie aux écoles. On a besoin des commissions scolaires pour gérer des services essentiels, comme le volet pédagogique, les paies ou le transport scolaire. »
Fermeture du Collège Antoine-Girouard
L'annonce de la fermeture du Collège Antoine-Girouard de Saint-Hyacinthe a surpris la CSP, qui compte plus de 300 élèves au sein de cet établissement. La Commission scolaire de Saint-Hyacinthe souhaite y poursuivre l’enseignement et demande le transfert de ces élèves pour permettre la survie de l’école.
« Le dossier est très complexe, mentionne Mme Roberge. Le conseil des commissaires devra prendre une décision. C’est une grosse surprise d’apprendre cette nouvelle si tard. Il y a beaucoup d’enjeux à mesurer, comme le transport et l’organisation. Avec moins d’élèves, il y a moins de budgets dans les écoles. Ce n’est pas l’idéal, surtout en période de compressions budgétaires. »
La présidente souhaite bonifier l’offre de services de la CSP pour que les élèves de son territoire demeurent au secteur public.
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