Pour donner du répit aux familles
Sandra Hébert, mère d’un bénéficiaire de la Maison de répit l’Intermède, et la présidente du conseil d’administration de l'organisme, Claire Lemay, étaient fières d’annoncer le début de la campagne de financement.
Pour plusieurs parents d'enfant avec une déficience intellectuelle ou un trouble de développement, la Maison de répit l’Intermède est un cadeau du ciel.
Sandra Hébert est la maman de Mathias, qui est atteint de paralysie cérébrale. L'organisme de Beloeil joue un rôle fondamental dans sa vie.
« Nous ne faisons pas confiance à n’importe qui pour prendre soin de notre enfant. Les personnes qui travaillent ici sont habituées, il n’y a pas de malaise. Le personnel n'est pas incommodé par un fauteuil roulant ou de l’incapacité physique », dit-elle.
En lançant sa campagne de financement, l'organisme souhaite continuer de donner du répit à ces familles qui sont souvent essoufflées. Les parents peuvent ainsi profiter d'un moment de répit pour aller au restaurant, relaxer ou simplement effectuer des tâches quotidiennes, comme faire l’épicerie.
Près de 80 % du financement de la Maison l’Intermède provient des fonds amassés durant la collecte. L'argent permet à l’organisme d’offrir des activités de qualité aux bénéficiaires, en plus d'éviter d'augmenter les frais.
« Nous ne facturons pas le montant réel aux parents puisque ce serait très dispendieux. Nous sommes déjà déficitaires si l'on compare le coût engendré par la visite d’un enfant et la somme demandée aux parents. Nous ne voulons pas monter nos prix pour ne pas étouffer financièrement les parents déjà aux prises avec les grandes dépenses liées au handicap de leur enfant », indique Claire Lemay, présidente du conseil d’administration de l'Intermède.
La campagne de financement, dont l’objectif est de récolter 40 000 $, culminera le 5 mai à l’hôtel Rive Gauche. Pour le président d’honneur, Gilles Plante, il est important d'être généreux envers ces enfants qui souhaitent s’amuser comme les autres.
« Ces enfants ont tellement d’amour à donner, dit le maire de McMasterville. Malheureusement, on les néglige. Les municipalités donnent beaucoup pour les enfants dits ''normaux''. Lorsqu’on arrive pour donner quelque chose à ces enfants, on est tous un peu réticents. Ce n’est pas correct, nous devons essayer de faire un bout de chemin. »
M. Plante a réservé un terrain de 200 000 pieds carrés adjacent à un boisé, à McMasterville, afin que la Maison de répit l’Intermède puisse y déménager un jour.
Comme un ami
Il n'y a pas que Sandra Hébert qui profite du répit de la maison. Son fils Mathias attend lui aussi avec impatient les gens de l'Intermède. « Mathias aime les gens de la maison. Pour lui, c’est comme la visite d’un ami. Il vit du temps privilégié en dehors du cadre familial. Je dirais même qu’il a hâte qu’on parte pour avoir son moment à lui. »
En plus de la zoothérapie, de la musicothérapie et des nombreuses activités, l'Intermède permet aux bénéficiaires de créer des liens d’amitié entre eux. « C’est important pour eux d’avoir une vie normale, d’aller à l’école, de faire des activités et d’avoir des amis », mentionne Claire Lemay.
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