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En eaux troubles

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20 avril 2013
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Par Isabelle Laramée

 

De l’eau brouillée, contenant de la rouille et de la terre, coule des robinets des maisons situées sur la rue Comtois à Otterburn Park. L’eau trouble empêche parfois même les résidants de se laver. Si la situation était occasionnelle, elle est aujourd’hui devenue régulière.

« Lorsque je vois mon eau de cette couleur-là tous les mois, je n’ai pas le goût d’en boire et mes enfants non plus. Je ne veux même pas en donner à mon chien », lance d’emblée Diane Gemme, une résidante de la rue Comtois, venue dénoncer la situation lors du conseil municipal le 15 avril.

Mme Gemme n’est pas la seule à vivre cette situation. Selon sa voisine, Martine Brunet, près d’une dizaine de résidants sont aux prises avec de l’eau trouble. Selon elle, le problème qui se produisait une ou deux fois par année s’est grandement aggravé depuis deux ans.

« Parfois, je fais couler le bain et lorsque je reviens, l’eau est complètement dégoutante, dit-elle. Les enfants ne peuvent même pas se laver. Quand je vide le bain, on voit clairement le dépôt de rouille et de terre qui jonche le fond. »

Le directeur de la Régie intermunicipale d’eau de la Vallée-du-Richelieu, Jacques Drouin, tient toutefois à préciser que l’eau reste potable même si elle est « désagréable au goût et à la vue ».

Une solution à court terme

Selon l’expert de la Régie et la Ville d’Otterburn Park, la solution au problème n’est pas si compliquée. Tous s’entendre pour dire qu’à la fin de l’hiver, période durant laquelle l’eau est consommée en moins grande quantité, cette situation est récurrente.

« Ce n’est pas la première fois que ce problème arrive dans la région. On retrouve ce genre de situation où il y a des tuyaux de fonte. Il suffit de rincer le secteur pour le nettoyer », souligne M. Drouin. Il tient à préciser qu’il faudra tout de même trouver une solution à plus long terme, comme de recouvrir les tuyaux d’une membrane (méthode appelée chemisage).

Le maire de la municipalité, Gérard Boutin, s’est dit au courant de la situation et a mentionné que des travaux avaient été effectués par le passé pour tenter de stabiliser la qualité de l’eau. « Il va falloir qu’on se penche sur le problème dans les prochains mois ou années, dit-il. Une partie de la solution viendrait du développement complet du secteur du Verger Auclair. Selon les experts, la circulation d’eau serait plus régulière. »

Martine Brunet et Diane Gemme sont toutefois déçues de voir que la rue Comtois a été retirée de la planification des travaux de chemisage des conduites d’eau qui auront cours prochainement dans la municipalité.

 

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