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Grèves à l’horizon dans les garderies privées de la région ?

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1 mai 2013
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Par Isabelle Laramée

C’est au tour des garderies privées subventionnées de passer dans le tordeur des compressions budgétaires, à la suite de celles annoncées pour les Centres de la petite enfance par le gouvernement du Québec. Celles de la région n’y échappent pas et les parents peuvent s’attendre à être aux prises avec des grèves.

Les compressions de 15 millions de dollars imposées sont au cœur du litige. Ayant déjà un budget moindre que les CPE, les garderies privées dénoncent la réduction qui équivaudrait à 28 000 $ par service de garde.

« On ne peut pas couper le personnel, ni baisser leur salaire. Même si les subventions diminuent, les coûts d’opérations montent. C’est déjà difficile pour nous d’embaucher des éducatrices qualifiées puisque nous avons moins de subventions que les CPE, alors je ne sais pas comment nous allons faire. La seule solution est la manifestation », lance le propriétaire de la garderie Le Nouveau Monde de Beloeil, Feng Lin.

Propriétaire de deux garderies, M. Lin avoue que le présent conflit le pousse à devenir membre de l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ) afin d’unir sa voix.

Après quatre tentatives infructueuses de discussions avec le ministère de la Famille, l’AGPQ souhaite maintenant passer à l’action. L'association propose d’ailleurs à ses membres de réduire graduellement les heures de services.

« Avec ces compressions, nous serons obligés de couper dans les services. Ce n’est pas ce que nous voulons et nous trouvons la décision du gouvernement inacceptable », indique le président de l'AGPQ, Sylvain Lévesque.

Ce dernier dénonce également les surplus accumulés dans les coffres des CPE, pourtant censés être des organismes sans but lucratif. Selon lui, il suffirait d’aller chercher cet argent pour éviter de diminuer les subventions.

Pas toutes les garderies

Ce n’est pas l’ensemble des garderies privées subventionnées qui contestent la décision du gouvernement. Propriétaire de la garderie L’île de nos trésors, à Beloeil, Mathieu Nevreaumont croit que le débat est monté en épingle. Selon lui, les compressions n’auront pas beaucoup d’impact sur le fonctionnement de son établissement, qui accueille chaque jour 70 enfants.

« Je ne me sens pas attaqué. Le gouvernement se prépare à accueillir les enfants de quatre ans dans les écoles. C’est pour cela qu’il réduit nos subventions dans ses groupes d’âge. Nous n’aurons qu’à déplacer les groupes et nous pourrons alors prendre plus d’enfants de trois ans », dit-il, ajoutant qu’il croit que les gens ont peur du changement.

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