Les multiples vertus du tam-tam
Chaque année, quand le soleil se pointe le bout du nez, les adeptes de tam-tam se réunissent à la halte routière d’Otterburn Park pour faire résonner leur instrument. Si pour certains il s’agit d’une simple activité de loisir, d'autres y voient plutôt de multiples vertus.
Les rendez-vous du mercredi soir, aux abords du Richelieu, leur permettent entre autres de socialiser, de décrocher du stress quotidien, d'alléger leur vie ou même d'apprendre à vivre avec une maladie.
L'Otterburnois Pascal Bonneau utilise régulièrement la musique dans le cadre de son travail. Il est directeur du projet intégration Autismopolis qui outille les personnes autistes sans déficience intellectuelle afin qu’elles s’intègrent mieux à la société. Une ou deux fois par année, il amène une dizaine de membres avec lui à la halte routière.
« C’est le premier événement public au cours duquel nos membres autistes ont appris à s’intégrer. Le tam-tam est l’un des outils les plus adéquats pour leur expliquer concrètement l’impact de leurs gestes. Ça leur apprend aussi à être à l’écoute des autres et à collaborer en groupe en plus de leur montrer qu’ils peuvent être considérés comme normaux », explique M. Bonneau.
Pour ce dernier, le tam-tam a également une signification particulière : il y a rencontré sa femme, Christine Gadeyne, voilà cinq ans. Et c’est l’un des membres fondateurs du projet intégrateur, lui-même autiste, qui a fait les présentations!
De plus en plus populaire
Selon l’initiateur de l’Association des tam-tams d’Otterburn, Éric Lafontaine, les rendez-vous du mercredi soir à la halte routière, durant la belle saison, sont de plus en plus populaires. Même que depuis deux ans, l’activité se poursuit en l’hiver, à la Légion canadienne. Des gens de tous âges et de tous horizons y participent. Certains viennent d’aussi loin que Trois-Rivières et de Drummondville.
« La première fois, il y a huit ans, on était quatre. Maintenant, on est une trentaine de percussionnistes et entre une dizaine et 200 spectateurs, chaque semaine », affirme M. Lafontaine.
Selon lui, cette activité est thérapeutique. « Ça nous permet d’évacuer le stress et de décrocher du quotidien », ajoute-t-il.
Fondée il y a huit ans, l’Association des tam-tams d’Otterburn compte désormais quelque 400 membres.
Pour de l'information sur les activités spéciales de l’Association des tam-tams d’Otterburn : [email protected]. Il est aussi possible de se rendre tous les mercredis du printemps à l’automne, de 19 h à 22 h, à la halte routière d’Otterburn Park.
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