« Je me sentais comme dans un bed and breakfast » - Mélissa Bourbonnais
La McMastervilloise Mélissa Bourbonnais est satisfaite de son expérience à la Maison de naissances de Richelieu. La petite Léanie, qui pesait 8 livres et 4 onces et mesurait 41 cm, a vu le jour le 18 mai.
Alors que certains de ses collègues l'ont traitée de folle, Mélissa Bourbonnais n'a pas hésité un instant avant de choisir d'accoucher à la Maison de naissance de Richelieu pour laquelle elle n'a que de bons mots.
« J'ai quasiment le goût d'en faire un troisième pour y retourner! », lance d'emblée la maman de Bastien et Léanie, au bout du fil.
« Quand je disais que j'allais accoucher là, on me demandait si je faisais de la fièvre et on voulait prendre ma température. On m'a même traitée de folle », ajoute Mme Bourbonnais, qui ne s'est pas laissé influencer par les mauvaises langues.
Son idée était faite depuis longtemps. Cette résidante de McMasterville attendait depuis un bon moment l'ouverture de la Maison de naissance Richelieu. Elle aurait d'ailleurs voulu bénéficier de ses services pour la naissance de son fils, mais celle-ci n'existait pas encore.
« Quand j'ai su que la maison était ouverte, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion. Je n'avais pas besoin du côté hôpital. Je voulais retourner au naturel. Nos grands-mères ont accouché toutes seules dans leur chambre, après tout », indique celle qui a grandement apprécié le suivi attentif offert par sa sage-femme durant toute sa grossesse.
Une expérience trop courte
En douleur, le 18 mai dernier, Mme Bourbonnais s’est rendue à l'établissement de la rue Martel, où Johanne Berthiaume, sa sage-femme l'attendait.
Si la future maman a fait sa grande arrivée à 11 h 50, la petite Léanie s’est pointé le bout du nez, à 12 h 22, alors que le bain de la chambre de naissance n'était pas tout à fait rempli!
« J'ai quasiment le goût d'en faire un troisième pour y retourner! » Mélissa Bourbonnais
« Ç'a été assez express, considérant que ç'a pris 12 heures au premier, plus deux heures de poussées, se souvient celle qui se sentait en sécurité à la Maison de naissance. D'être là, ça m'a aidée à lâcher prise. Je n'étais pas stressée du tout. Ça m'a aussi aidé à prendre connaissance de mon corps, d'être à son écoute et de faire ce qu'il me dicte. »
Celle-ci a aimé grandement que sa sage-femme lui ait laissé gérer elle-même son accouchement. « À l'hôpital, à mon arrivée, on m'aurait mise dans une chaise roulante, avec un soluté, et on m'aurait branchée sur un moniteur. Ici, je ne me suis pas sentie envahie. J'ai pu pousser quand je le sentais, sans que personne ne me dise quoi faire. Johanne était là pour me soutenir », raconte-t-elle à propos de son expérience qu'elle a trouvée trop courte.
Le fait d'accoucher dans l'eau l'a aussi aidé à réduire la douleur, selon la principale intéressée.
Après l'effort intense, une aide natale est venue porter une assiette de fruits, de légumes et de noix. « Je me sentais comme dans un bed and breakfast, mais là c'était un ''bedaine et breakfast''! », dit Mme Bourbonnais en rigolant.
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