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Un voyage qui porte ses fruits

La directrice générale de Beloeil, Martine Vallières, et la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu (CCIVR), Anne Durocher, ont contribué à mettre sur pied un circuit touristique en Afrique de l’Ouest.
Photo: Luc Giard

La directrice générale de Beloeil, Martine Vallières, et la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu (CCIVR), Anne Durocher, ont contribué à mettre sur pied un circuit touristique en Afrique de l’Ouest.

Deux femmes d'affaires de Beloeil sont revenues d'Afrique de l’Ouest pleines d'espoir. Elles y ont vu les balbutiements d’un développement économique qui portera bientôt ses fruits.

La directrice générale de Beloeil, Martine Vallières, et la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu (CCIVR), Anne Durocher, sont revenues au Québec le 19 janvier, au terme d’un séjour de deux semaines. Elles ont aidé à la création d’un couloir économique entre le Mali, le Burkina Faso, le Togo et la Côte d'Ivoire.

« Outre le fait qu’on va pouvoir développer des échanges commerciaux avec les entreprises d’ici et de l’Afrique de l’Ouest, le rayonnement de Beloeil et de la CCIVR est immense. Notre démarche a été suivie notamment par les membres de la Fédération canadienne des municipalités », a souligné Mme Durocher à son retour de voyage.

Circuit touristique

Un circuit touristique reliant plusieurs sites ancestraux dans les quatre pays devrait naître sous peu. Ce projet, qui aidera le développement économique de la région, a grandement progressé durant la première semaine du forum de Sikasso, au Mali.

« Il y a beaucoup de sites sacrés, de grottes aux particularités pour améliorer la santé, etc. Ce n’est pas conventionnel et c’est spectaculaire pour nous qui vivons au Québec. Les partenaires du forum ont décidé de prendre en charge les circuits en compagnie d’une agence de voyages québécoise qui pourra faire la promotion à l’international », explique Martine Vallières, soulignant que la majorité des installations touristiques sont déjà en place.

La deuxième semaine de voyage qui se déroulait dans la commune de Banfora, au Burkina Faso, a été l’occasion de faire le bilan du partenariat avec Beloeil, qui en est à sa quatrième année.

« Le partenariat se termine en 2015, mentionne Martine Vallières. On est à s’assurer de la pérennité des projets mis en place. Nous sommes heureux de constater que le service de développement économique de la commune grossit et qu’il se poursuivra. Ils ont même engagé une agente de développement pour aider les commerçants. »

Selon elle, le développement de « micro fonds» avec la contribution de la Fédération des municipalités canadiennes, aide grandement les habitants qui souhaitent se lancer en affaires. Ils peuvent maintenant emprunter pour l’achat d’une machine à coudre ou d'équipements.

« Les petits prêts sont échelonnés sur 18 mois avec un intérêt de 5 %, ce qui est très bas comparativement au taux de là-bas. Le projet fonctionne bien et personne n’est en retard sur les paiements », mentionne Martine Vallières.

L'importance du marché local

Les rencontres entre la délégation canadienne et les membres du conseil de la nouvelle Chambre de commerce de Banfora ont permis à Anne Durocher, de la CCIVR, d’expliquer l’importance du marché local dans l’économie d'une région. Elle en a profité pour présenter plusieurs activités de réseautage et des formations à offrir afin de dynamiser le milieu économique.

« La réceptivité était incroyable, dit-elle. Il y avait une grande ouverture d’esprit et les gens voulaient mettre leur expertise à la contribution du développement de leur communauté. On ne savait pas à qui nous parlerions au départ. Finalement, c’était les grands employeurs de Banfora, dont les propriétaires de multinationales. La commune a toujours voulu les impliquer dans le développement économique, mais n’a jamais été capable. Je suis heureuse d’avoir su capter leur attention. »

Le voyage a aussi permis aux deux femmes de rapporter dans leurs bagages des acquis qu’elles souhaitent transmettre aux gens d'ici.

« Nous avons eu une prise de conscience sur les différentes façons de travailler avec les gens, raconte Anne Durocher. Le respect, principalement des aînés, l’écoute et l’encouragement sont des valeurs très importantes là-bas. D’être confrontées à cette réalité fait en sorte que nous souhaitons rapporter ces valeurs chez nous. »

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