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Recul des ventes résidentielles dans la région

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20 mai 2014
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Par Isabelle Laramée

ÉCONOMIE. Les acheteurs de propriétés se font plus rares dans la région depuis le début de l’année. D'après des données recueillies par TC Media, les ventes résidentielles ont enregistré une baisse de 15 % depuis le 1er janvier.

La région se démarque de l’ensemble des municipalités du Grand Montréal qui ont vu leurs ventes chuter de 3 % durant cette même période.

La ville de Beloeil a connu la plus grande baisse au premier trimestre, avec un recul de 36 % par rapport à la même période de l'année précédente.

« Ce n’est pas si inquiétant. C’est assez généralisé depuis le resserrement des règles hypothécaires décrétées en 2012 par l’ex-ministre des Finances, Jim Flaherty. Les acheteurs ne peuvent plus amortir leurs prêts sur plus de 25 ans », indique le directeur analyse du marché à la Fédération des chambres immobilières du Québec, Paul Cardinal.

Cette situation est principalement remarquable à Saint-Basile-le-Grand, où il y a plusieurs maisons abordables. On y note d’ailleurs une baisse de 28 % des ventes dans les quatre derniers trimestres.

« Le marché des maisons plus abordables est généralement celui des premiers acheteurs, qui sont touchés par les changements des règles hypothécaires, dit M. Cardinal. Ils n'ont donc pas pu acheter une maison en raison de la plus grande difficulté à se qualifier pour les prêts ou la hausse des paiements exigés. »

« L’attractivité de Beloeil va faire en sorte que les gens vont choisir la ville. On a beaucoup d’activités gratuites, notamment l’été, et le centre des loisirs sera bientôt construit. Les nouveaux arrivants nous disent que la vitalité de la municipalité a pesé dans la balance. » Diane Lavoie, mairesse de Beloeil

Délai de vente

Le débalancement du marché immobilier occasionne une augmentation du délai de vente, notamment pour les copropriétés.

« Le temps d’attente varie beaucoup selon les propriétés. C’est certain qu’une résidence surévaluée est plus difficile à vendre. Par conséquent, le temps sera plus long. L’offre des condos sur le marché est aussi plus grande que la demande. Il y a d’ailleurs plusieurs offres de locations pour des condos neufs ce qui signifie que le marché est au ralenti », explique la courtière immobilière agrée Sylvie Ducharme, de RE / MAX de Beloeil, ajoutant qu’il n’y a pas foule présentement devant les demeures en vente.

Le délai de vente des copropriétés est plus long, note Paul Cardinal. Il faut en moyenne 113 jours avant de vendre un condo dans la région, comparativement à 89 jours pour les résidences unifamiliales, précise-t-il.

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