Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Rapport annuel

Le Forum économique mondial ajoute la cybersécurité aux risques pour l'économie

durée 07h00
14 janvier 2022
durée

Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne

La cybersécurité et l’espace sont des risques émergents pour l’économie mondiale, s’ajoutant aux défis existants posés par les changements climatiques et la pandémie de coronavirus, a déclaré mardi le Forum économique mondial dans un rapport.

Le rapport sur les risques mondiaux est généralement publié avant le rassemblement hivernal annuel des PDG et des dirigeants mondiaux dans la station de ski suisse de Davos, mais l’événement a été reporté pour une deuxième année consécutive en raison de la COVID−19. Le Forum économique mondial prévoit toujours des séances virtuelles la semaine prochaine.

Voici un aperçu du rapport, qui est basé sur une enquête menée auprès d’environ 1000 experts et dirigeants.

► Perspectives mondiales
Alors que 2022 commence, la pandémie et son impact économique et sociétal constituent toujours une «menace critique» pour le monde, selon le rapport. Les grandes différences entre l’accès des pays riches et pauvres aux vaccins signifient que leurs économies se rétablissent à des rythmes inégaux, ce qui pourrait aggraver les divisions sociales et exacerber les tensions géopolitiques.

D’ici 2024, l’économie mondiale devrait être inférieure de 2,3 % à ce qu’elle aurait été sans la pandémie. Mais cette donnée masque les différents taux de croissance entre les pays en développement, dont les économies devraient être 5,5 % inférieures à ce qu’elles étaient avant la pandémie, et les pays riches, qui devraient voir leurs économies augmenter de 0,9 %.

► Dangers numériques
La pandémie a forcé un énorme changement – obligeant de nombreuses personnes à travailler ou à suivre des cours à domicile et donnant lieu à une explosion du nombre de plateformes et d’appareils en ligne pour faciliter la transformation, ce qui a considérablement fait augmenter les risques de sécurité, selon le rapport.

«Nous en sommes maintenant au point où les cybermenaces se développent plus rapidement que notre capacité à les prévenir et à les gérer efficacement», a déclaré Carolina Klint, responsable de la gestion des risques chez Marsh, dont la société mère Marsh McLennan a co−écrit le rapport avec Zurich Insurance Group et Groupe SK.

Les cyberattaques deviennent de plus en plus agressives et répandues, car les criminels utilisent des tactiques plus dures pour s’attaquer à des cibles plus vulnérables, selon le rapport. Les attaques de logiciels malveillants et de rançongiciels ont explosé, tandis que l’essor des cryptomonnaies permet aux criminels en ligne de masquer facilement les paiements qu’ils ont collectés.

Bien que les personnes ayant répondu à l’enquête aient cité les menaces de cybersécurité comme un risque à court et moyen terme, Mme Klint a précisé que les auteurs du rapport s’inquiétaient du fait que l’enjeu ne soit pas priorisé davantage, suggérant qu’il s’agit d’un «angle mort» pour les entreprises et les gouvernements.

► Course spatiale
L’espace est la dernière frontière — pour le risque.

La baisse des coûts de la technologie a conduit à une nouvelle course à l’espace entre les entreprises et les gouvernements. L’année dernière, l’entreprise de tourisme spatial du fondateur d’Amazon Jeff Bezos, Blue Origin, et celle de Richard Branson Virgin Galactic ont décollé, tandis que l’entreprise Space X d’Elon Musk a réalisé des avancées dans le décollage d’astronautes et de satellites.

Pendant ce temps, une multitude de pays renforcent leurs programmes spatiaux alors qu’ils recherchent une puissance géopolitique et militaire ou des gains scientifiques et commerciaux, selon le rapport.

Mais tous ces programmes font courir un risque de frictions en orbite.

«L’exploitation accrue de ces orbites comporte un risque de congestion, une augmentation des débris et la possibilité de collisions dans un domaine avec peu de structures de gouvernance pour atténuer les nouvelles menaces», indique le rapport.

► Crise climatique
L’environnement demeure la plus grande préoccupation à long terme.

La santé de la planète au cours de la prochaine décennie est la préoccupation dominante, selon les répondants à l’enquête, qui ont cité l’incapacité d’agir sur les changements climatiques, les conditions météorologiques extrêmes et la perte de biodiversité comme étant les trois principaux risques.

Le rapport note que différents pays optent pour des approches différentes, certains avançant plus rapidement que d’autres pour adopter un modèle carboneutre. Les deux approches ont des inconvénients. Alors qu’un mouvement lent pourrait radicaliser davantage de personnes qui pensent que le gouvernement n’agit pas de manière urgente, un abandon plus rapide des industries à forte intensité de carbone pourrait provoquer des troubles économiques et mettre des millions de personnes au chômage.

«L’adoption de politiques environnementales hâtives pourrait également avoir des conséquences inattendues pour la nature», note le rapport. «Il existe encore de nombreux risques inconnus liés au déploiement de technologies biotechniques et de géo−ingénierie non testées.»

Kelvin Chan, The Associated Press

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


12 août 2022

Les bioplastiques attirent des milliards de dollars en investissements

Au moment où la planète est de plus en plus troublée par l'impact négatif persistant sur l'environnement des plastiques fabriqués par les usines pétrochimiques, des entreprises investissent des milliards de dollars pour accélérer la production de plastiques à partir de produits naturels et renouvelables qui pourront être compostés en toute sécurité ...

11 août 2022

Pierre Reid: un directeur général des élections sans véritable mandat

Malgré la proximité d’élections générales, le gouvernement Legault n’a pas pris la peine de s’assurer que le Directeur général des élections (DGEQ) ait les coudées franches pour effectuer son travail en toute sérénité, au moment où il en aurait le plus besoin, soit dans les mois précédant la campagne et lors de la tenue du scrutin du 3 ...

11 août 2022

Les Canadiens tiennent plus à leur langue qu'à leurs autres identités

Un nouveau sondage révèle que plus de Canadiens déclarent un fort attachement à leur langue principale qu'à tout autre marqueur d'identité, y compris le pays en tant que tel. L'enquête menée par la firme Léger pour l'Association d'études canadiennes précise que 88 % des répondants ont déclaré un fort sentiment d'attachement à leur langue ...