Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Centres intégrés de santé et de services sociaux de la Montérégie

Des outils de prévention de la consommation
de Xanax contrefait conçus par et pour les jeunes

durée 12h01
29 juin 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Catherine Deveault

Les Centres intégrés de santé et de services sociaux de la Montérégie diffusent à compter d’aujourd’hui sur les médias sociaux Facebook, Tik Tok et Instagram des publications conçues par des jeunes âgés de 14 à 17 ans visant à prévenir les surdoses liées à la consommation de Xanax de rue.

Les affiches qui seront installées dans des maisons de jeunes, organismes oeuvrant en travail de rue, centres jeunesse, centres de réadaptation en dépendance notamment et les publications dédiées aux médias sociaux ont été réalisées dans la foulée des enquêtes menées par la direction de santé publique de la Montérégie (DSPu) à l’hiver 2021, à  la suite de signalements de surdoses liées à la consommation de comprimés vendus comme du Xanax.

En mars 2021, une lettre de la directrice de santé publique de la Montérégie avait été transmise à tous les parents d’élèves des écoles secondaires de la Montérégie afin de les informer de cette situation d’autant plus préoccupante puisque la vente de Xanax contrefait semblait cibler particulièrement les adolescents. Chaque comprimé était vendu à 2 $ ou leur était donné, ce qui est une stratégie reconnue pour accrocher de futurs acheteurs.

Les résultats des analyses toxicologiques nous ont permis d’apprendre que ces comprimés ne contenaient pas de Xanax (alprazolam), un médicament utilisé pour ses propriétés tranquillisantes, mais une autre substance (flubromazolam) dont la puissance et la durée d’action sont supérieures à celles du Xanax. 

Formation, sensibilisation

La direction de santé publique de la Montérégie a donc élaboré et offert des ateliers aux jeunes qui séjournaient dans les centres jeunesse de la Montérégie en duo avec un travailleur de rue du secteur visité.  Une formation a été donnée aux intervenants qui oeuvrent auprès des jeunes dans la Montérégie, aux travailleurs de rue, aux intervenants des organismes en prévention des dépendances et à ceux du Centre de réadaptation en dépendance par une professionnelle de la DSPu. 

Ces ateliers visaient à  informer les jeunes des risques liés à la consommation du Xanax contrefait. Ils ont aussi permis de connaître leur perception du risque et des facteurs de protection à la consommation de ces substances. Des participants ont alors manifesté leur désir d’aller plus loin en prenant part à la création d’outils de communication pour prévenir l’usage de Xanax contrefait. 

Un comité de jeunes a été mis sur pied pour la création des outils de communication. Les ateliers ont été animés par une professionnelle de la DSPu (CISSS de la Montérégie-Centre) en collaboration avec un intervenant du Centre jeunesse (CISSS de la Montérégie-Est) et une intervenante du centre de réadaptation en dépendance (CISSS de la Montérégie-Ouest).

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h00

Facteurs de risque de maladies du cœur et d'AVC: des tendances préoccupantes

Cœur + AVC publie mardi un nouveau rapport avec des données à jour sur les facteurs de risque modifiables de la population. Plusieurs indicateurs médicaux sont au rouge, notamment les cas d'hypertension, de diabète de type 2 et les taux élevés de cholestérol. Le nombre de Canadiens atteints d'hypertension augmente chaque année depuis le début des ...

Publié à 9h00

Le taux de suicide à la baisse au Québec, mais des régions sont plus touchées

Le Québec continue d'afficher une diminution des taux de suicide. Plusieurs régions hors des grands centres urbains ont toutefois des taux de suicide significativement supérieurs au reste de la province. Le portrait des comportements suicidaires au Québec 2026, publié lundi par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), indique que ...

Publié hier à 12h00

Semaine de prévention du suicide: «Il reste encore des tabous», juge le PDG de l'AQPS

Parler ouvertement du suicide n'est pas une conversation simple, mais il s'agit du premier pas vers la prévention, estime le président-directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide, qui souhaite briser les tabous. Selon Hugo Fournier, il ne faut pas avoir peur de demander à quelqu'un qui semble aller mal si elle pense au ...