Nous joindre
Publicité

Sondage CROP

Des travailleuses sociales songent à quitter leur profession

Des travailleuses sociales songent à quitter leur profession, selon un sondage
Photo: La Presse Canadienne, 2024

La lourdeur administrative et la charge de travail font partie des raisons qui pourraient pousser jusqu'à 16 % des travailleuses sociales du Québec à quitter leur emploi d'ici deux ans, révèle un sondage CROP réalisé pour le compte de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, dont les résultats ont été rendus publics lundi.

Selon l'Ordre, cela signifie que jusqu'à 2400 travailleuses sociales jugent qu'il est «probable» ou «très probable» qu'elles quittent leur profession d'ici deux ans. 

Parmi celles qui ont pris part au sondage, 39 % ont fait valoir que les tâches et la lourdeur administrative sont pour elles source de malheur au travail, tandis que 19 % ont déploré une charge de travail trop élevée.

Ces résultats prouvent qu'il existe «une détresse profonde chez ces professionnelles sur laquelle le gouvernement du Québec doit se pencher immédiatement», a plaidé le président de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Pierre-Paul Malenfant.

«Cette tendance nous inquiète énormément, car au bout du compte, si les T.S. craquent et quittent la profession, c'est la population qui en payera le prix. Non seulement la qualité et la disponibilité des services pourraient être compromises, mais la pression sur les épaules des T.S. restants s'en trouvera exacerbée», a-t-il prévenu dans un communiqué.

Selon l'Ordre, les travailleuses sociales travaillent dans un contexte où «un seul formulaire peut accaparer jusqu'à trois heures de travail avec un usager», ce qui peut nuire à leur capacité à «passer plus de temps sur le terrain au contact direct avec des personnes dans le besoin».

Les répondantes au sondage ont aussi cité le manque de ressources (15 %) et une reconnaissance insuffisante (14 %) lorsqu'elles ont été questionnées sur leurs sources de malheur au travail.

De l'avis de M. Malenfant, l'arrivée de Santé Québec, la nouvelle agence qui aura le mandat de coordonner les opérations du réseau de la santé, «représente une occasion de revoir les conditions de pratiques et les méthodes d'évaluation de la performance pour les adapter aux visées et à la réalité des services sociaux».

Les résultats du sondage ont été dévoilés lundi à l'occasion de la Semaine des travailleuses sociales et des travailleurs sociaux, qui se déroule jusqu'à samedi.

Le sondage CROP a été réalisé du 23 janvier au 19 février. Des 16 155 membres de l'Ordre qui ont été invités à répondre au questionnaire, qui s'adressait aux T.S. exerçant à temps plein ou à temps partiel, 5134 ont répondu.

La marge d'erreur maximale, calculée selon un niveau de confiance de 95 %, est de 1,13 %.

La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS

La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise
SociétéPublié hier à 15h00

La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise

De petites particules présentes dans le sang causent probablement les douleurs persistantes qui continuent à affliger certaines personnes même si le virus du zona a été éliminé de leur organisme depuis longtemps, estime une nouvelle étude publiée par des chercheurs américains. Les résultats suggèrent que la douleur chronique liée au ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes
SociétéPublié le 16 septembre 2026

Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes

Un nouveau sondage Léger commandé par la coalition Vire au vert révèle un fort consensus social pour que le prochain gouvernement donne un meilleur accès à la nature, augmente l’offre de l'alimentation locale et améliore la qualité de l'air. Sans surprise, près de 90 % de la population est d’accord avec le fait «qu’accroître ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter La Presse Canadienne