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Cinq ans après la pandémie de COVID-19

Aînés: l'action du gouvernement est jugée durement

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13 mars 2025
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Par La Presse Canadienne

Cinq ans après la pandémie qui a décimé et meurtri une génération de personnes âgées, à peine le quart des Québécois jugent satisfaisante l'action gouvernementale pour les aînés.

C'est ce qui ressort d'un sondage Segma réalisé pour le compte de la Coalition pour la dignité des aînés et obtenu par La Presse Canadienne.

Les données ont été récoltées à la fin de décembre et au début de janvier, mais elles viennent d'être rendues publiques.

Ainsi, 68,2 % des personnes interrogées estiment que l'action gouvernementale en faveur des aînés est insatisfaisante. Parmi ces répondants, le quart, soit 24,1 %, la jugent même très insatisfaisante.

À moins de deux semaines du dépôt d'un budget qui risque d'être un arbitrage difficile, le gouvernement caquiste reçoit un bulletin défavorable et un message clair en faveur d'un réinvestissement.

D'ailleurs, les répondants ont accordé un appui massif à trois mesures proposées pour améliorer les conditions des personnes âgées.

Ils sont 89,9 % à favoriser des mesures fiscales et de l'aide financière pour garantir un revenu viable aux aînés.

De même, ils sont à 88 % pour un encadrement des hausses de loyer afin que les logements restent abordables pour les aînés.

Enfin, 90,3 % sont pour un soutien financier aux personnes âgées afin de leur permettre de rester dans des résidences pour aînés offrant des soins de santé.

Enfin, les personnes interrogées jugent durement Santé Québec, la nouvelle agence qui coordonne les activités dans le réseau de la santé.

Moins du tiers (32,8 %) des personnes estiment qu'elle permettra d'améliorer les soins aux personnes âgées.

Le sondage a été réalisé par panel web auprès de 841 répondants, du 16 décembre au 2 janvier. Il a été pondéré pour être représentatif de la population québécoise en ce qui a trait au sexe, à l'âge, aux régions et à la scolarité.

On ne peut calculer de marge d'erreur puisqu'il s'agit d'un échantillon tiré d'un panel web, mais à titre de comparaison, un échantillon probabiliste de la même taille aurait une marge d'erreur maximale de 3,4 %, 19 fois sur 20.

Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

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