Les Girls d’Otterburn Park gagnent du terrain
Les Girls d’Otterburn Park comptent 72 joueuses, dont Audrey Cayouette.
Plus besoin d’être un colosse qui frappe jusqu’au ciel pour pouvoir jouer au baseball. Les filles ont de plus en plus leur place dans ce sport. La ligue de balle donnée (slow pitch) les Girls d’Otterburn Park en est la preuve. Loin du cliché du petit garçon manqué, ces filles sont sportives et girly à la fois !
Comptant 72 joueuses réparties en six équipes, les Girls existent depuis plusieurs années. Au sein de cette ligue féminine de balle donnée, les joueuses se font compétition de mai à septembre. Tous les mardis soir, de 18 h 30 à 10 h 15, elles s'élancent sur le terrain Ozias-Leduc.
Ayant entre 25 et 45 ans, les joueuses sont classées selon leurs habiletés sportives. Elles sont ensuite réparties également au sein des équipes.
« On équilibre les forces. On fait un repêchage et les capitaines égalisent le niveau de jeu des équipes », explique Audrey Cayouette, une des joueuses.
La répartition permet un échange fort intéressant et favorise la participation de chacune des membres de la ligue. « Je joue avec ma mère, ajoute Audrey Cayouette. On n’est pas obligée d’être des super athlètes pour pouvoir participer. »
Équivalent de la fameuse ligue de garage au hockey, la ligue de balle donnée est l’occasion pour ces femmes de s’amuser et de discuter. Leur complicité est palpable et leur amitié semble bien réelle. À l’instar de la gent masculine, le sport est présent, mais pas nécessairement au centre de l’action. « On fait beaucoup de ''social'', car on joue et ensuite on regarde les autres équipes », indique Mme Cayouette.
La forte croissance du circuit au cours des dernières années s'est faite grâce à la bonne entente des membres. Fières de leur réputation, les Girls d’Otterburn Park comptent beaucoup de joueuses provenant de l’extérieur. La popularité grandissante du sport attire aussi plusieurs nouvelles participantes tous les ans.
Bien que la partie sociale soit très développée, il n’en reste pas moins que les joueuses sont là pour faire du sport. Lorsque vient le temps de jouer, elles s’assurent de performer. Elles aiment les défis et ont un esprit de compétition aiguisé. Chaque fois qu'elles vont sur le terrain, leur but est de gagner. Qui a dit que sport et vernis à ongles ne pouvaient pas faire bon ménage ?
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