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De la pelouse à la plage

Le joueur de soccer Louis-Charles Laliberté ne semble pas trop préoccupé par le type de terrain sur lequel il joue. À trois semaines d’avis, l'Otterburnois de 23 ans a appris qu’il ferait partie de l’équipe nationale aux qualifications de la Coupe du monde… de beach soccer !

Tenue aux Bahamas en mai dernier, cette compétition confrontait 11 nations de l’Amérique du Nord, d’Amérique Centrale et des Caraïbes (CONCACAF). Les 12 joueurs canadiens sélectionnés pour leur talent et leur attitude, dont Louis-Charles Laliberté et Joé Lachambre de Saint-Denis-sur-Richelieu, provenaient tous du Québec.

L’équipe formée à la hâte s’est entraînée brièvement sur des terrains intérieurs de volley-ball de sable. Un défi de taille, indique Louis-Charles Laliberté. « La plupart des pays présents à la compétition ont une ligue professionnelle de beach soccer et s’entraînent régulièrement sur le sable. Nous n’avons pas eu la même préparation. On s’attendait à un haut niveau de difficulté. »

Le Canada a terminé en huitième position, avec une victoire et trois défaites, après avoir affronté le Mexique et Trinité-et-Tobago. « Tout le monde était satisfait et optimiste. Nous sommes capables de rivaliser. On s’est tous côtoyé depuis des années en jouant dans les ligues élites et universitaires. Même si on n’avait jamais joué ensemble, une chimie s’est installée. On se respecte beaucoup. C’était une très belle expérience », dit Louis-Charles Laliberté.

Un sport ardu

Le soccer de plage requiert une grande adaptation par sa surface différente. En plus de jouer pieds nus, les adeptes doivent développer une technique distincte et jongler avec le ballon dans les airs.

« C’est très exigeant physiquement de courir sur du sable chaud, explique l’attaquant. Sur le terrain, il fait environ 8˚C de plus, car le sable libère de la chaleur, donc on jouait à près de 40˚C. »

Mais pour Louis-Charles Laliberté, la passion l'a emporté, lui qui joue au soccer depuis 19 ans. Durant ses études à l'Université Laval, il excellait au sein du Rouge et Or. L’attaquant a de plus fait partie de l’Académie de l’Impact et représenté le Canada en <@Ri>futsal<@$p> (soccer en salle) l’an dernier.

« Tous les dérivés du soccer traditionnel sont intéressants à essayer, pour trouver différentes façons de jouer et chercher une nouvelle clientèle », estime Louis-Charles Laliberté, qui attend avec impatience la prochaine compétition internationale de soccer de plage.

« Ce genre de compétition va chercher un niveau élevé de jeu que j’apprécie. Aussitôt que je pourrai pratiquer du beach soccer je vais le faire ! J’ai toujours un ballon avec moi et dès que j’en ai l’occasion, je joue. »

D’ici-là, il poursuivra sa collaboration avec l’équipe sénior élite du Club de soccer de la Vallée-du-Richelieu.

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