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Bertrand St-Arnaud était sur place au moment l’attentat

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6 septembre 2012
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Par Claudy Laplante-St-Jean

Environ 15 minutes avant l’attentat du 4 septembre, Bertrand St-Arnaud faisait son entrée au Métropolis, à Montréal, pour fêter sa réélection ainsi que celle de sa chef et première ministre du Québec, Pauline Marois. Témoin de tous les événements, ce n’est qu’en sortant de la salle de spectacle que le député de Chambly a appris ce qui se passait réellement.

« Quand je regarde ça avec du recul… je suis entré par la même porte que lui. J’ai probablement croisé les gens qui se sont fait tirer dessus. Ils faisaient simplement leur travail », confie le député péquiste, qui déplore la situation.

Après être entré, M. St-Arnaud s’est retrouvé sur le côté de la scène, en compagnie d'autres députés. Il a ensuite écouté le discours de Mme Marois avant que celui-ci ne soit interrompu.

« J’ai vu comme vous. J’ai entendu une balle assourdissante. Je me demandais ce qui se passait. Il se passait quelque chose en arrière. On pensait que c’était mineur », explique celui qui a ensuite salué les gens avant de sortir de l’établissement.

Une fois à l’extérieur, il a été informé de la gravité de la situation. « J’ai appris le décès de la victime une fois en voiture. C’est extrêmement triste de voir ça. »

Un geste d’une personne dérangée

Selon le politicien, à première vue, l’attentat semble être le geste d’une personne dérangée. « On est jamais à l'abri de ça. Des fois, on a l’impression qu’au Québec ce n’est pas comme aux États-Unis, mais nous avons quand même des événements de violence comme en 1984, où Denis Lortie s’est mis à tirer de la mitraillette à l’intérieur de l’Assemblée nationale. J’y travaillais à l’époque. J’étais passé dans la même salle 15 minutes avant », raconte M. St-Arnaud, qui avait à l'époque été confiné trois heures dans son bureau.

« Ça nous fait réfléchir, poursuit-il. Il faut faire attention, il y a dans la société des gens qui peuvent poser ce genre de geste. C’est arrivé (le 4 septembre), après un exercice démocratique qui s’était bien déroulé », indique le politicien.

Bonne réaction

M. St-Arnaud salue la performance et l’attitude de sa chef, qu’il a considérée comme « solide », et ce, autant au Métropolis que par la suite, à l’hôtel.

Rappelons qu’aux alentours de minuit, alors que la nouvelle première ministre du Québec, Pauline Marois, prononçait son discours de victoire, un homme vêtu d’un peignoir bleu et d’une cagoule s’est approché de l’entrée des artistes.

Richard Henry Bain, propriétaire d’une pourvoirie à La Conception, dans les Hautes-Laurentides, est le principal suspect. Il aurait tiré sur deux hommes avec un fusil d’assaut automatique de type Kalachnikov AK-47, dont un a succombé à ses blessures.

Le suspect aurait allumé un incendie devant la porte de l’entrée des artistes. Il aurait aussi crié « Les Anglais se réveillent » et « Its gonna be fucking payback ».

Les cris de joie et les applaudissements à l’intérieur auraient masqué le son des détonations.

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