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Simon Jolin-Barrette se dit préoccupé de la démission de la procureure au bureau de lutte à la corruption et à la malversation

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3 novembre 2015
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Par Salle des nouvelles

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de justice et député de Borduas, Simon Jolin-Barrette, s’est dit préoccupé par la démission de Marie-Hélène Giroux, procureure au bureau de lutte à la corruption et à la malversation, qui pilotait le dossier contre l’ancien maire de Montréal et celui du scandale au CUSM.

Selon Simon Jolin-Barrette, ce départ n’est pas anodin, puisqu’il survient dans la foulée de l’annonce du plan de restructuration du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui prévoit la fermeture des bureaux régionaux spécialisés contre le crime organisé et la diminution de 40 % du nombre de procureurs affectés à la lutte contre le crime organisé.

« Marie-Hélène Giroux explique que la restructuration des équipes au DPCP a été un catalyseur pour expliquer son départ. Depuis maintenant plusieurs jours, nous questionnons la ministre de la Justice sur le plan de restructuration du DPCP, sans recevoir aucune réponse valable. Avec ce plan, on veut transformer les procureurs spécialisés dans la lutte contre le crime organisé en généralistes afin de réaliser des économies. Il s’agit d’une perte d’expertise qui aura pour effet d’affaiblir la Couronne. La ministre peut-elle nous indiquer combien de procureurs chevronnés va-t-elle laisser partir du DPCP avant d’agir et d’envoyer un message clair que la lutte contre le crime constitue une priorité de son gouvernement », a déclaré le député de Borduas, lors de la période des questions.

Pour Simon Jolin-Barrette, la restructuration que réalisera la DPCP risque d’avoir pour effet de réduire les capacités du Québec à lutter contre le crime, mais aussi à démotiver ses procureurs. Le caquiste a sommé Stéphanie Vallée de mettre fin au climat de morosité qui s’est installé ces dernières semaines.

« La ministre de la Justice doit passer aux actes et exercer du leadership dans ce dossier. Les intervenants du milieu de la justice doivent pouvoir sentir que leur travail est appuyé. La ministre doit reconnaitre qu’en retournant les procureurs spécialisés dans les palais de justice et en coupant leur salaire de 10 %, cela aura pour effet de dévaloriser leur expertise au lieu de la mettre à profit », a indiqué M. Jolin-Barrette.

Le député de Borduas a ajouté qu’il somme depuis plusieurs semaines à la ministre Vallée d’appuyer sa demande de convoquer la Directrice des poursuites criminelles et pénales en commission parlementaire afin de pouvoir étudier son plan de restructuration et d’évaluer les intentions du gouvernement en matière de lutte contre le crime.

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