Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le ROCAJQ demande le retrait du programme Objectif emploi du projet de loi 70

durée 16h00
12 février 2016
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) a demandé le retrait du programme Objectif emploi lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 70 qui a eu lieu le 10 février.

Selon l’organisme, le programme en question ne répond pas à la réalité des jeunes qui font leur première demande à l'aide sociale.

Le ROCAJQ a sondé ces membres sur les impacts de la réforme de l’aide sociale telle que définie dans le projet de loi 70. « Ces jeunes avec lesquels nous travaillons au quotidien sont instables et bien qu’ils adoptent des attitudes réfractaires, ce qu’il faut comprendre c’est qu’ils manquent de tout et qu’ils ont un urgent besoin du support de l’État », affirme la directrice du Regroupement, Sylvie Norris.

Le ROCAJQ et ses organismes membres affirment que ce n’est pas en imposant des conditions aux plus démunis et aux plus vulnérables que le gouvernement pourra encourager ces prestataires à devenir des citoyens actifs et impliqués.

Bien que le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, se soit montré favorable lors des échanges à l’idée que les jeunes nécessitant une démarche préalable à la réinsertion à l’emploi y aient accès, le ROCAJQ demeure toutefois préoccupé à savoir comment, dans les faits, de telles mesures seront appliquées et, surtout, sous quels critères un jeune sera considéré apte ou sous contraintes à l’emploi.

L’organisme a fait part de son inquiétude quant au nombre limité d’emplois disponibles ne nécessitant pas d’exigences minimales et le pourcentage de jeunes premiers demandeurs qui feront partie de programme Objectif emploi. « Nous doutons sérieusement de la capacité d’intégration au marché de l’emploi des jeunes fréquentant nos organismes, et ce, dans des délais de 12 mois tels que décrits dans le projet de loi 70. Même s’ils sont accompagnés d’un plan de cheminement personnalisé, nous demeurons convaincus que les démarches devront être adaptées et accessibles et que des formations devront faire partie intégrante de ce processus de réinsertion à l’emploi », ajoute-t-elle.

Le ROCAJQ désire néanmoins saluer l’intention réelle du gouvernement à reconnaître les organismes communautaires en action autonome comme étant des experts de la réalité de ces jeunes aux parcours de vie différenciés et il tient à rappeler à ce dernier qu’il continuera à travailler et créer des liens avec les réseaux afin de contribuer à l’essor et à la stabilité des jeunes en matière d’insertion sociale et d’insertion en emploi.

Il est possible de consulter l’intégralité des recommandations du ROCAJQ dans le mémoire déposé dans le cadre de cette commission parlementaire en cliquant ici.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 7 mai 2026

Les conservateurs proposent des réformes dans le régime de congé parental

Les conservateurs fédéraux proposent trois réformes de l'assurance emploi qui, selon eux, rendraient les congés parentaux plus flexibles pour les familles d'aujourd'hui. Garnett Genuis, porte-parole conservateur en matière d'emploi, et trois autres députés conservateurs ont tenu une conférence de presse à Ottawa, jeudi, pour dévoiler leurs ...

Publié le 7 mai 2026

Plus de 42 000 violations de données ont été recensées à l'Agence de revenu du Canada

L'organisme fédéral de protection de la vie privée indique que plus de 42 000 violations de données ont été recensées à l'Agence du revenu du Canada depuis 2020, dans des cas d'accès ou de modification sans autorisation de renseignements personnels de contribuables. Dans un rapport spécial déposé au Parlement, le commissaire à la protection de la ...

Publié le 6 mai 2026

Les libéraux de Carney demeurent indécis sur l'extension de l'aide médicale à mourir

Le premier ministre Mark Carney a indiqué qu'il ne se prononcerait pas pour l'instant sur la question de savoir si les personnes souffrant uniquement d'une maladie mentale devraient pouvoir bénéficier de l'aide médicale à mourir. Un comité parlementaire composée de sénateurs et de députés examine actuellement si le pays est prêt à étendre l'aide ...