Canada
Il faut bâtir 1,3 M de logements d'ici 2030 pour répondre à la demande
Le directeur parlementaire du budget estime que le Canada devrait construire 1,3 million de logements supplémentaires d'ici 2030 pour répondre à la demande.
Le rapport évalue combien de logements supplémentaires devraient être construits pour ramener le taux d'inoccupation du Canada à la «moyenne historique» de 6,9 % mesurée sur vingt ans, entre 2000 et 2019.
Le rapport d'Yves Giroux rend également compte du nombre de ménages supplémentaires qui se formeraient si suffisamment de logements étaient disponibles.
En se basant sur ces perspectives de référence, le directeur parlementaire du budget estime que le Canada aurait besoin de construire 181 000 logements de plus par année qu’il ne le fait actuellement.
Le rapport du directeur parlementaire du budget (DPB) ne prend pas en compte les récentes initiatives fédérales visant à augmenter l'offre de logements ni le nouveau plafond imposé par Ottawa sur les résidents temporaires.
La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) estimait de son côté en septembre dernier que le Canada devrait construire 3,5 millions de logements supplémentaires d'ici 2030 pour rétablir l'abordabilité aux niveaux «très favorables» de 2003-2004.
M. Giroux précise que son estimation de 1,3 million de logements supplémentaires d'ici 2030 est bien inférieure à cette estimation de 3,5 millions de la SCHL parce que le DPB cherchait uniquement à combler l'écart entre l'offre et la demande, sans tenir compte de l'abordabilité.
Avant même le dépôt du budget fédéral, le 16 avril prochain, le gouvernement libéral égrène depuis plus d'une semaine une série d'annonces en matière d'habitation, visant surtout à accroître l'offre de logements. Les mesures proposées comprennent des milliards de dollars de prêts à faible coût pour stimuler davantage la construction de logements locatifs, ainsi que du financement pour les infrastructures destiné aux provinces et aux municipalités.
Le gouvernement de Justin Trudeau tente par ailleurs de regagner la faveur des jeunes électeurs, de plus en plus pessimistes quant à leurs perspectives d’accession à la propriété et confrontés à des loyers qui montent en flèche.
Nojoud Al Mallees, La Presse Canadienne
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